Les fêtes de Noël suscitent des préoccupations croissantes, révélant un potentiel stress souvent lié à des tensions familiales. « Le sujet émerge en consultation dès la fin du mois de septembre », constate Valérie Jourdan, psychologue clinicienne, rapporte TopTribune.
Selon la psychologue, Noël amène une régression psychologique, ramenant chacun à son enfance et ravivant des rivalités fraternelles. Les anciens conflits refont surface, exacerbant les tensions. « Un rien peut permettre aux vieux conflits de se rallumer », avertit-elle, soulignant que ces retrouvailles familiales ne sont pas le moment pour régler des désaccords.
Comme une régression…
Quel que soit l’âge, les participants retrouvent leur place d’enfant, ce qui risque de mener à des disputes regrettables. Valérie Jourdan insiste : « Rien ne se règle autour de ces fêtes familiales. Il ne s’agit surtout pas de partir dans l’optique d’en profiter pour régler certaines choses ou de parler à un tel ou un tel. Cela n’est pas le moment. »
Que faire ?
Pour préserver l’harmonie durant cette période, la psychologue propose plusieurs conseils pratiques :
- Reconnaître que des tensions peuvent survenir, mais garder à l’esprit l’intention de passer de bons moments ;
- Méditer en pleine conscience, « à chaque fois que l’on est satisfait : à la suite d’un échange, un sourire », pour profiter de l’instant présent ;
- Pratiquer la dissociation pour se décentrer lors de moments de tension. Par exemple, lorsqu’une émotion forte se manifeste, chercher des objets de couleur rouge dans la pièce pour se recentrer ;
- Effectuer la cohérence cardiaque avant les repas : « Pour chaque cycle de 5 minutes, on bénéficie d’une couverture de quelques minutes à une heure », précise-t-elle.
- S’isoler temporairement : prendre quelques instants pour soi peut être bénéfique, même si cela implique de quitter la pièce. « Il faut s’autoriser cela », conclut la psychologue.
Sources : Interview de Valérie Jourdan, 19 décembre 2025