Climat : la France déploie deux flotteurs Argo pour étudier les profondeurs océaniques

Climat : la France déploie deux flotteurs Argo pour étudier les profondeurs océaniques

02.02.2026 09:56
2 min de lecture

Ce lundi, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a déployé ses deux premiers flotteurs du réseau Argo, conçus pour plonger jusqu’à 6.000 mètres de profondeur afin de mesurer les courants océaniques. Ces dispositifs, équipés d’antennes, permettront de suivre le réchauffement climatique même dans les abysses marins, rapporte TopTribune.

Acquisition de données sur la température et la salinité, de la profondeur à la surface

Les flotteurs profileurs sont programmés pour opérer selon un cycle de dix jours, plongeant à des profondeurs importantes avant de remonter à la surface. En remontant, ils collectent des données physico-chimiques allant de la profondeur à la surface et transmettent ces informations par satellite, précise l’Ifremer.

Le programme Argo, qui a été lancé au début des années 2000, comprend près de 4.000 flotteurs profileurs dérivant sur les mers et océans du globe. Ces dispositifs mesurent la température, la salinité et d’autres paramètres en temps quasi réel, impliquant la participation d’une trentaine de pays au sein de ce réseau international.

La France, deuxième contributeur du programme après les États-Unis

Avec 306 robots sous-marins prévus d’ici la fin 2025, la France se positionne comme le deuxième contributeur au programme, derrière les États-Unis qui en gèrent plus de 2.300, selon les informations du site d’Argo. D’ici 2028, la flotte française devrait être renforcée par l’ajout de 30 nouveaux flotteurs capable de résister aux pressions extrêmes des abysses, principalement déployés dans l’Atlantique Nord.

Le coût élevé de ces technologies est estimé à environ 80.000 euros par flotteur. Les données recueillies par Argo ont fait l’objet de plus de 6.000 publications scientifiques et de près de 500 thèses de doctorat, soulignant l’importance cruciale de ces informations pour la recherche.

En conséquence, après les États-Unis et la Chine, la France est le troisième pays au monde à développer des instruments sous-marins autonomes capables d’opérer à de telles profondeurs, mesurant la salinité, la température, l’oxygène et la pression.

Impact de la recherche océanographique sur les politiques climatiques

Ces avancées dans l’observation des océans sont essentielles pour mieux comprendre l’impact du changement climatique et pour informer les politiques environnementales. La recherche scientifique liée à la dynamique océanique contribue non seulement à une meilleure prévision des conditions climatiques futures, mais aussi à l’élaboration de stratégies de réponse face aux changements environnementaux.

L’Ifremer joue un rôle pivot dans ce domaine, fournissant des données indispensables qui permettent aux scientifiques de modéliser et de prévoir les effets du réchauffement climatique sur nos écosystèmes marins. Les résultats de ces recherches sont cruciaux pour développer des mécanismes d’adaptation aux changements rapides que subissent les océans.

Par ailleurs, la coopération internationale à travers le programme Argo illustre l’importance des efforts conjoints pour la collecte de données au niveau mondial, renforçant l’engagement des nations dans la lutte contre le changement climatique. La France, par son investissement et son expertise en matière d’observation océanographique, démontre son leadership dans ce domaine stratégique.

En conclusion, le déploiement de ces flotteurs constituera un atout majeur dans la lutte contre le changement climatique, assurant un suivi des phénomènes océaniques qui impactent directement notre climat. Il reste à voir comment ces nouvelles données influenceront les discussions internationales sur l’environnement et la façon dont elles seront intégrées dans les politiques publiques à travers le monde.

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