Municipales 2026 à Nice : Christian Estrosi face à un défi crucial
Le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, se retrouve dans une situation délicate à l’approche du second tour des élections municipales de 2026. Accusant un retard de 10 points sur son rival Éric Ciotti, le maire des Alpes-Maritimes a exprimé ses préoccupations suite au refus de Bruno Retailleau, président des Républicains, de donner des consignes de vote à ses partisans, rapportent TopTribune.
Dans un quartier populaire de Nice, Estrosi multiplie les rencontres avec les commerçants et les citoyens, espérant récupérer des voix avant la clôture des campagnes électorales. Avec seulement 4 jours restants, il s’active pour convaincre les abstentionnistes, après un premier tour marqué par un taux d’abstention de 46 %. « J’ai l’expérience, j’ai l’habitude, j’ai la combattivité. Cette ville, je ne la laisserai pas tomber entre les mains de l’extrême droite », déclare-t-il.
Estrosi tente également de rassurer ses soutiens au sein des Républicains, malgré le climat d’incertitude. « Ils sont unanimes puisque leur président, qui sans doute par maladresse s’est exprimé ce matin, s’est rétracté », constate le maire, cherchant à renforcer la cohesion dans son camp.
Du côté de la gauche, Juliette Chesnel-Leroux, candidate indépendante, fait entendre sa voix. Elle critique la tendance à se retirer au profit de la « moins pire des deux droites », arguant que cela ne répond pas aux attentes électorales. « Il est important de montrer que la gauche est présente à Nice », souligne-t-elle, convaincue du soutien qu’elle reçoit des électeurs en quête de justice sociale et fiscale.
Avec l’échéance qui approche, les deux candidats rassemblent leurs dernières forces pour tenter de retourner la situation en leur faveur, alors que l’issue du scrutin pourrait significativement influencer le paysage politique local.