Le maire de Nice, Christian Estrosi, candidat à sa réélection, a fermement démenti ce samedi des rumeurs le concernant, affirmant être atteint de la maladie de Parkinson, tout en présentant un certificat médical. Il a qualifié ces allégations de « jeu dégueulasse » à un mois des élections municipales, rapporte TopTribune.
« Certains font courir la rumeur que je serais malade, atteint par la maladie de Parkinson. Depuis trois semaines, il ne se passe pas un jour sans qu’un journaliste ne pose la question à mon attachée de presse », a-t-il déclaré, s’indignant également des questions posées à sa famille lors de sorties publiques.
« Je ne laisserai rien passer »
Christian Estrosi, qui vise un quatrième mandat, a montré aux journalistes un courrier d’un neurologue attestant qu’il n’existe « aucun argument anamnésique ni clinique objectif » en faveur d’une maladie de Parkinson ou d’un autre trouble neurologique. Il a également mentionné les rumeurs de séparation avec son épouse et des accusations sur « des sommes mirobolantes » perçues par le couple, qu’il a qualifiées de « pur fantasme », visant sans le nommer son rival Éric Ciotti.
« Je ne laisserai rien passer, ces méthodes sont ignobles pour la famille, et tout d’abord pour ma fille de 8 ans à qui nous avons dû expliquer que non, son papa n’était pas malade », a-t-il ajouté, soulignant l’impact émotionnel sur sa famille.
Le combat politique s’est durci
Cette altercation survient dans un contexte de tensions croissantes entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, autrefois alliés. Les échanges sont de plus en plus acerbes, avec des accusations mutuelles concernant les colistiers et des signalements judiciaires, notamment la diffusion de vidéos compromettantes sur les réseaux sociaux.
Le parquet de Nice a confirmé vendredi l’ouverture d’une enquête préliminaire pour favoritisme et corruption en lien avec une commande de masques chirurgicaux effectuée par la ville pendant l’épidémie de Covid-19 en 2020, suite à un signalement. La ville, par le biais de son conseil, a reconnu avoir passé commande d’équipements sanitaires pour un montant de 1,1 million d’euros en avril 2020, mais a affirmé n’avoir « aucun lien contractuel » avec la société impliquée dans l’enquête.