Dans un contexte de tensions familiales croissantes, la psychologue nantaise Valérie P. met en lumière le phénomène du burn-out parental, que l’on définit par une fatigue physique et émotionnelle importante liée à la parentalité. Ce syndrome résulte de la gestion de divers stress, incluant la santé et l’éducation d’un ou plusieurs enfants, et entraîne souvent un sentiment d’incapacité face à ces défis, rapporte TopTribune.
Selon Valérie P., le besoin de contrôle et la difficulté à lâcher prise se manifestent non seulement dans le cadre professionnel, mais aussi dans la sphère familiale. Ce besoin de contrôle est particulièrement présent chez les parents isolés ou ceux ayant des enfants qui ne respectent pas les règles établies, ce qui les conduit à se sentir perdus et impuissants. De plus, ils peuvent faire face à des situations telles que des enfants atteints de maladies chroniques, générant une inquiétude parentale accrue, ou des enfants neuro-atypiques, comme ceux souffrant de troubles du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), engendrant des symptômes d’inattention et d’impulsivité.
Dans le brouillard
La reconnaîssance de l’état d’épuisement parental constitue la première étape vers la guérison. Valérie P. évoque la notion de « brouillard cognitif », se traduisant par des oublis, des erreurs et une difficulté à gérer les émotions, y compris des pleurs.
Temps mort !
Un véritable défi pour les parents est de prendre du temps pour eux-mêmes, dès lors que la situation de leurs enfants peut rendre cela difficile. Valérie P. insiste sur l’importance de s’accorder des pauses pour pratiquer des activités appréciées, telles que le sport ou des sorties culturelles entre amis. Des outils pratiques comme la cohérence cardiaque et la méditation sont aussi recommandés pour faciliter le lâcher-prise.
Poser les mots
Il est crucial de chercher un soutien psychologique pour aborder ces problèmes. « Il s’agit de poser des mots sur notre vécu et notre ressenti, mais aussi de comprendre pourquoi nous ressentons le besoin d’être dans un contrôle excessif et pourquoi nous nous imposons cette pression », conclut la psychologue.