Le PS estime que censurer le gouvernement conduirait à « une crise politique »
Lors d’une discussion à l’Assemblée nationale, Laurent Baumel, député socialiste d’Indre-et-Loire, a appelé à ne pas voter les motions de censure, avertissant que cela risquerait de provoquer une « nouvelle crise » budgétaire. Il a affirmé : « Un gouvernement qui tombe, c’est une crise politique. Cette crise est évidemment redoublée si à l’absence de gouvernement s’ajoute l’absence de budget. Personne ne peut croire qu’on peut vivre une année entière sous l’empire d’une loi spéciale », rapporte TopTribune.
Le « pouvoir n’a pas été confisqué », assène l’entourage de Lecornu
Selon l’entourage de Sébastien Lecornu, le pouvoir « n’a pas été confisqué » et demeure « toujours pleinement entre les mains des députés ». Avant le vote des motions de censure, le Premier ministre, qui a choisi de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter le budget sans vote, insistera sur le fait que les motions de censure constituent un moment crucial de clarté démocratique, encourageant chacun à exprimer s’il souhaite que le pays avance ou simplement contrecarre le processus.
« Des coupes budgétaires d’un niveau inégalé »
Dans une motion, la gauche hors PS accuse le Premier ministre de « renier sa propre parole » en mettant en œuvre « des coupes budgétaires d’un niveau inégalé » pour atteindre un objectif de déficit de 5 %. Elle critique les mesures budgétaires présentées comme des compromis, qualifiant certaines d’entre elles de « poudre aux yeux », notamment la surtaxe de l’impôt sur les sociétés qui devrait rapporter 7,3 milliards d’euros au lieu des 8 milliards prévus en 2025, ainsi que la taxe holding, devenue « homéopathique » après son passage au Sénat.