Brigitte Bardot, icône controversée du cinéma, décède à 91 ans
Brigitte Bardot, disparue dimanche 28 décembre à l’âge de 91 ans, a entretenu une relation tumultueuse avec le milieu cinématographique, tout en devenant une figure emblématique de l’extrême droite et de la droite conservatrice en France. Cette association a fait d’elle un symbole politique, tantôt adorée, tantôt critiquée, rapporte TopTribune.
Tout au long de sa vie, Bardot a été une militante engagée, notamment pour les droits des animaux. Attachée à ses convictions, elle s’est associée à des figures de l’extrême droite, notamment au Rassemblement National (RN). Son mariage avec Bernard d’Ormale, proche de Jean-Marie Le Pen, a scellé cette affiliation. Marine Le Pen a exprimé sa peine en dénonçant la perte d’une personnalité proche, révélatrice de l’estime réciproque entre Bardot et le RN.
Surnommée la « Marianne » française, Brigitte Bardot était célébrée par des membres du RN comme un « ardent patriote ». Tout au long de son engagement, elle a soutenu le FN lors des élections municipales à Vitrolles et manifesté lors d’événements, entourée par les membres du parti. Alors que le RN cherche de nouvelles figures pour attirer l’attention, Bardot, par son poids culturel, demeure la seule réelle star à s’être alignée avec ses vues.
Les idées de Bardot ont souvent choqué. Elle a été condamnée pour ses propos jugés racistes, notamment en 1990, où elle dénonçait l’abattage des moutons à l’Aïd. Dans ses écrits, elle a fait des comparaisons controversées entre les habitants de La Réunion et les « autochtones aux gènes de sauvage ». Ses critiques vis-à-vis de l’islam et sa défense d’une « identité française » ont résonné avec ceux de l’extrême droite, notamment Éric Zemmour et Éric Ciotti, qui ont salué son refus d’une certaine « bien-pensance ».
La présidence de l’Élysée a réagi à son décès en la qualifiant de « voix rebelle et sincère », soulignant son audace à exprimer ses opinions sans se soucier de plaire. Pourtant, à l’aube de sa disparition, Bardot incarne également une vision nostalgique de la France, souvent associée à une époque idéalisée des années 1950-1970. Alors que certaines voix de la droite se revêtent de cette image d’Épinal, d’autres interrogent la pertinence d’un tel héritage dans la société moderne.