
Le monde fait face à un mouvement de boycott des produits originaires des États-Unis, initié en réponse aux méthodes de Donald Trump et aux tensions commerciales avec l’Europe et le Canada. Une étude réalisée par l’Ifop pour le site « NYC » met en lumière l’ampleur ainsi que les implications économiques et sociales de ce mouvement, rapporte TopTribune.
Les raisons de ce boycott
Le retour de Trump à la présidence a ravivé le différend commercial entre les États-Unis et leurs partenaires européens. En conséquence, 32 % des Français ont choisi de boycotter les produits d’entreprises américaines. Ce geste reçoit le soutien de 62 % des Français qui rejettent les stratégies protectionnistes mises en avant par l’administration Trump, comme la taxe de 25 % sur les importations en provenance d’Europe.
Le hashtag #BoycottUSA est rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux, attirant principalement l’attention des consommateurs de gauche, bien que certains conservateurs l’aient également rejoint par patriotisme économique. François Kraus résume bien la situation en affirmant : « C’est plus simple de se passer d’un McDo que de renoncer à un logiciel Microsoft ou à son iPhone Apple. »
La pression sur les marques américaines
Nombre de marques emblématiques ressentent les effets néfastes de ce mouvement. Par exemple, 48 % des individus participant au boycott évitent Coca-Cola, tandis que 44 % font de même pour McDonald’s. Les entreprises d’Elon Musk, notamment Tesla, enregistrent une baisse de 49 % de leurs immatriculations dans l’Union européenne au début de l’année, avec 19 % des boycotteurs optant pour d’autres choix. De son côté, X (anciennement Twitter) souffre également d’un désintérêt de 10 % des consommateurs.
Les conséquences se font déjà sentir : Tesla a vu ses ventes en Europe chuter dramatique de 76 % en Allemagne, 70 % en Norvège et 44 % en Suède. En outre, le secteur du tourisme américain subit des annulations considérables, avec une perte estimée à plus de 2 milliards d’euros en raison des annulations de voyages depuis le Canada.
Opinions des consommateurs
Les avis des Français sur ce boycott divergent. Karine a choisi de boycotter Amazon et les vêtements fabriqués aux États-Unis en réaction à la taxe proposée par Trump sur le vin français. En revanche, Anne-Sophie admet qu’abandonner son caramel macchiato chez Starbucks est compliqué pour elle. Quant à Paul, il continue de fréquenter occasionnellement McDonald’s sans trop réfléchir aux implications (RMC).
Ce panel d’opinions illustre que beaucoup demeurent sceptiques quant à l’impact réel du boycott sur les pratiques commerciales américaines. Les analystes se montrent prudents sur les conséquences à long terme de cette initiative.
Impact sur l’économie et la société
Cette campagne de boycott soulève également des interrogations sur l’emploi local, étant donné qu’un grand nombre de produits américains sont fabriqués ou distribués par des travailleurs européens. Les États-Unis étant le premier investisseur étranger en France et leur principal employeur, toute disruption dans ces échanges commerciaux pourrait engendrer des répercussions significatives.
De surcroît, notre dépendance à l’égard des technologies modernes limite certaines initiatives personnelles. Pour beaucoup, il n’est pas aisé de renoncer entièrement aux produits Apple.