C’est chose faite. Le maire de gauche de Marseille, Benoît Payan, a été officiellement réinstallé samedi pour un nouveau mandat, avec le militant anti-narcotrafic Amine Kessaci comme 4e adjoint, après sa large victoire au second tour des élections municipales, rapporte TopTribune.
Avec 54,34 % des voix le 22 mars, la coalition gauche société civile écologistes emmenée par Benoît Payan a décroché 73 conseillers municipaux sur 111. En deuxième position avec 40,3 %, la liste menée par le candidat Rassemblement national Franck Allisio a obtenu 34 conseillers. Largement distancée avec 5,36 %, la dernière liste présente au second tour, celle de la candidate de la droite et du centre Martine Vassal, n’a que quatre conseillers.
Une campagne âpre
Le conseil municipal a ensuite procédé à l’élection des adjoints au maire, au nombre de 33, le maximum légal. Parmi ces adjoints, dont les attributions seront annoncées ultérieurement, figure en quatrième position le militant anti-narcotrafic Amine Kessaci, menacé et sous protection policière jusque dans la salle du conseil.
Michèle Rubirola, élue maire en 2020 avant de céder quelques mois après sa place à Benoît Payan, est en deuxième position alors que Samia Ghali, dont le rôle a été crucial dans le basculement à gauche de la deuxième ville de France il y a six ans, est troisième, conservant le titre de « maire adjointe ».
« Dimanche dernier, les Marseillaises et les Marseillais se sont choisi un destin », a déclaré Benoît Payan, qui s’est posé pendant la campagne en unique rempart contre l’extrême droite. Le maire, qui a refusé toute alliance avec LFI, a bénéficié du retrait au second tour du candidat insoumis Sébastien Delogu, qui avait vainement demandé une fusion.
Après une campagne âpre, Benoît Payan s’est engagé à être « le maire de toutes les Marseillaises et de tous les Marseillais, parce que Marseille a besoin d’être rassemblée, d’être protégée. Elle a besoin qu’on répare ses fractures et qu’on prépare son avenir ».
Il a souhaité construire « une ville qui rassemble, (où) vivre notre identité à nulle autre pareille, vivante, fière et populaire, forgée par 2.600 ans de brassage et d’Histoire, une ville qui pense à tous ses enfants ».
Alors que l’extrême droite n’a jamais fait un aussi bon score à Marseille, balayant la droite traditionnelle, Franck Allisio a promis devant la presse de « défendre pied à pied (les Marseillais), pour contrôler un exécutif qui n’est pas très respectueux des dignités des Marseillais, qui a toujours considéré la sécurité des Marseillais par-dessus la jambe ».