Benjamin Dierstein dévoile « L’étendard sanglant est levé », un regard percutant sur les années 1980
Dans son dernier ouvrage, « L’étendard sanglant est levé » (Flammarion), Benjamin Dierstein explore les intrigues et les renoncements qui ont marqué l’alternance politique du 10 mai 1981, plongeant les lecteurs dans une époque tumultueuse. Cette saga, qui s’inscrit dans sa trilogie, suit après « Bleu Blanc Rouge » et précède le futur « 14 juillet » prévu pour début 2026, rapporte TopTribune.
Dierstein, en mêlant personnages réels et fictifs, décrit les rapports complexes entre la politique et les forces de l’ordre durant cette période charnière. Il évoque des figures notables, telles que François Mitterrand et Mouammar Kadhafi, tout en s’attachant à raconter comment les événements ont façonné la République française.
Le livre est agencé de mini-chapitres qui alternent entre fiction et éléments documentaires, comme des coupures de presse et des retranscriptions de conversations. Dierstein reconnaît son influence directe de James Ellroy, s’inspirant notamment de ses techniques narrative et stylistique. « J’ai pris beaucoup de choses chez Ellroy, que j’assume totalement, c’est une source d’inspiration, notamment ce mélange des styles qui est dans American Tabloïd », déclare-t-il.
Dans le style d’Ellroy, le récit est sombre et captivant. Dierstein précise que ses personnages, bien que confrontés à des souffrances, peuvent susciter l’empathie du lecteur. « À partir du moment où ils souffrent, j’éprouve de la peine pour eux, et j’espère que le lecteur aussi, c’est ce qui permet de s’identifier à eux », explique-t-il.
L’auteur admet les défis auxquels il a fait face en écrivant cette trilogie, qui représente l’équivalent d’environ 3.000 pages : « J’ai vécu des moments de doute, de perdition dans la documentation. » Le résultat est une œuvre qui oscille entre roman et littérature vérité, maintenant le lecteur en haleine tout au long des chapitres.
Par ailleurs, Dierstein évoque la potentielle adaptation de son œuvre à l’écran : « Les droits ont été vendus à une maison de production avec laquelle je travaille déjà. On va avancer sur un scénario de série. » En outre, il envisage de se tourner vers un nouveau projet sur les débuts de la scène rave en France, promettant de nouvelles explorations documentées.
« L’étendard sanglant est levé » de Benjamin Dierstein est disponible chez Flammarion.