Bally Bagayoko remporte la mairie de Saint-Denis avec 50,77% des voix
Le 16 mars 2026, Bally Bagayoko, ancien joueur de basket de 52 ans, a été élu maire de Saint-Denis avec 50,77% des suffrages, battant le maire sortant socialiste Mathieu Hanotin, qui n’a obtenu que 32,70% des voix. Cette victoire marque une étape historique pour La France insoumise, qui s’affirme comme une force politique dans une ville de plus de 100 000 habitants, rapporte TopTribune.
Ce lundi, le nouvel élu a été chaleureusement accueilli sur le parvis de l’hôtel de ville par des habitants venus le féliciter. « Bravo, monsieur le maire », lui ont lancé plusieurs personnes, témoignant de son ancrage local. « On compte sur toi », a insisté une habitante, soulignant les espoirs que suscite sa candidature.
La stratégie de campagne de Bagayoko visait une victoire dès le premier tour, soutenue par une large mobilisation citoyenne. Dans un discours post-victorique, il a célébré cette victoire comme « un coup KO » et a promis d’utiliser son mandat pour donner une voix aux quartiers populaires, affirmant que cette élection est « la preuve que LFI n’est pas qu’un marchepied ».
Ce scrutin a été particulier, marquant une rupture avec la précédente administration. La campagne a été marquée par des tensions, notamment avec des accusations portées par Hanotin insinuant des liens avec la criminalité. Ces tensions ont, selon certains observateurs, renforcé le soutien à Bagayoko, qui a été perçu comme un candidat proche des préoccupations des Dyonisiens.
Les résultats, cependant, révèlent une préoccupation pour l’abstention. Sur 150 000 habitants, seuls 13 506 votes ont été exprimés, ce qui représente une abstention de 57%, alors que la moyenne nationale se situe à environ 44%. « On progresse malgré tout », a commenté un membre de l’équipe de campagne de Bagayoko, soulignant l’importance de maintenir une dynamique de participation électorale.
Bagayoko, ayant une riche histoire politique, s’est initialement engagé dans les années 2000 aux côtés du maire communiste Patrick Braouezec. Plus tard, il a décidé de présenter sa candidature sous la bannière de La France insoumise, fusionnant son programme avec celui des communistes pour éviter les divisions.
Dans l’immédiat, sa priorité sera de rassurer la population et de répondre aux attentes du personnel communal. Il a prévu de s’attaquer à des enjeux cruciaux tels que la sécurité, la régulation des loyers et l’amélioration des services publics dans une ville en proie à des défis socio-économiques persistants. « Nous allons travailler à une politique inclusif et pragmatique », a-t-il affirmé, avant de se diriger vers le café local pour célébrer sa victoire.