
Le 12 février 2026, la Haute Autorité de santé a rendu public un communiqué exposant ses nouvelles directives concernant le trouble du spectre autistique chez les nourrissons, les enfants et les adolescents. Ce document actualise les orientations de 2012 et restructure de manière significative le cadre de soins relatif à l’autisme en France, pour les patients de moins de 20 ans, rapporte TopTribune.
Autisme : la psychanalyse n’est plus recommandée par la Haute Autorité de santé
La psychanalyse est désormais catégoriquement déconseillée dans le cadre du suivi des patients autistes. Selon la Haute Autorité de santé, cette approche est jugée fondée sur un « niveau de preuve insuffisant », comme l’indique RFI. En d’autres termes, les données scientifiques actuelles ne parviennent pas à prouver l’efficacité de la psychanalyse en tant que traitement structurant pour l’autisme.
Cette position marque un tournant significatif. En 2012, la psychanalyse avait déjà été qualifiée de « non consensuelle », selon les rappels de Femme Actuelle. Cependant, la recommandation récente est plus explicite : « la psychanalyse n’est pas recommandée ». La Haute Autorité de santé privilégie maintenant des pratiques fondées sur des preuves scientifiques solides.
Des interventions comportementales et développementales à privilégier
Les interventions préconisées s’articulent autour de méthodes comportementales et développementales, précise la HAS dans son document de recommandations publié en janvier 2026. Cela implique que, face à l’autisme, les praticiens sont encouragés à se concentrer sur le développement des compétences, les apprentissages, la communication et l’autonomie.
De surcroît, la HAS souligne l’importance de commencer ces interventions le plus tôt possible. Elle insiste sur la nécessité d’identifier les signes de l’autisme dès les premières mois de vie, afin de réaliser des interventions appropriées et constantes, conformément à son communiqué du 12 février 2026.
Rôle essentiel des parents dans le parcours de soin
Un autre changement majeur concerne l’implication des familles dans le processus de soin. La Haute Autorité de santé recommande d’effectuer une évaluation, au moins une fois par an, en collaboration avec les parents, quant aux effets des interventions. Ce suivi doit porter à la fois sur l’évolution de l’enfant et sur l’acceptabilité des traitements proposés.
Plus généralement, la HAS réaffirme la nécessité d’accorder « une place centrale aux parents dans le suivi des enfants », selon Le Monde. Cela signifie qu’il est impératif d’organiser et de soutenir leur engagement actif dans les décisions, les ajustements thérapeutiques ainsi que dans la vie quotidienne de l’enfant.