Aurore Bergé promeut une peine d’inéligibilité pour les élus antisémites et appelle à une primaire pour 2027

Aurore Bergé promeut une peine d’inéligibilité pour les élus antisémites et appelle à une primaire pour 2027

14.02.2026 11:56
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Aurore Bergé a été l’invitée de « 8h30 franceinfo », le samedi 14 février 2026, répondant aux questions d’Hadrien Bect et Mathilde Siraud.


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La ministre de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, exprime son soutien à la proposition d’Emmanuel Macron visant à instaurer une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables d’actes et de propos antisémites et racistes. Elle souligne également la nécessité pour la droite et le centre d’organiser une primaire pour l’élection présidentielle de 2027, rapporte TopTribune.

Lutte contre le racisme et l’antisémitisme : peine d’inéligibilité

Aurore Bergé a affirmé samedi 14 février que dans la lutte contre l’antisémitisme, il faut « une forme de salubrité politique ». Elle soutient la proposition d’Emmanuel Macron d’établir une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus reconnus coupables d’ »actes et de propos antisémites et racistes ». Ce soutien s’inscrit dans le cadre d’un hommage à Ilan Halimi, un jeune homme juif victime de séquestration et de torture il y a 20 ans. Elle déclare : « Les élus de la République ont un devoir d’exemplarité. » Elle questionne ensuite : « À partir du moment où ils sont condamnés pour des faits d’antisémitisme, de racisme, de discrimination, peuvent-ils être à nouveau candidats ou rester en poste?« 

Selon Bergé, cette loi permettra également d »d’avoir de la clarté à l’Assemblée nationale« , indiquant qu’il sera intéressant de voir « qui s’y opposera et pour quelle raison« . La proposition de loi pour combattre les “formes renouvelées” d’antisémitisme a passé une première étape, ayant été adoptée en commission des lois le 20 janvier. Elle sera examinée dans les semaines à venir, avec une procédure accélérée mise en place par le gouvernement. Répondant aux préoccupations de certains élus de gauche sur la liberté d’expression, Bergé précise que « chacun sera toujours aussi libre de critiquer la politique menée par le gouvernement israélien, mais appeler à la destruction de l’Etat d’Israël, ou traiter les Français juifs de génocidaires, cela doit cesser. » La ministre salue cette législation comme « transpartisane« , cosignée par des élus socialistes tels que l’ex-président François Hollande.

L’élection présidentielle de 2027 : « La primaire est une nécessité »

Bergé affirme que « La primaire n’est pas un choix de confort, c’est un choix de nécessité« . Elle appelle à une primaire « du bloc central aux Républicains« , qui inclus des partis comme « Renaissance, Modem, Horizon, LR, et potentiellement le mouvement de David Lisnard« . Elle insiste sur l’unité, soulignant que si les candidatures se multiplient, aucune d’elles ne pourra se qualifier au second tour de l’élection présidentielle. Elle déclare ne pas vouloir que les Français aient pour seules options un candidat du RN, accusé de déclarations racistes, ou LFI, qui selon elle, attise un climat de haine.

Bergé conclut en déclarant : « Je ne vois pas d’alternative possible » et avertit des conséquences d’une victoire du RN, encourageant à une mobilisation pour éviter qu’ils ne soient élus en raison d’un manque d’organisation et de candidature unique.

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