Augmentation significative des consultations chez les médecins spécialistes à partir de janvier 2026

Augmentation significative des consultations chez les médecins spécialistes à partir de janvier 2026

29.12.2025 13:46
2 min de lecture

À compter du 1er janvier 2026, le coût des consultations auprès de nombreux spécialistes médicaux augmentera, conformément à une clause de la convention médicale signée en 2024 entre les syndicats de médecins libéraux et l’Assurance Maladie. Cette hausse, initialement prévue six mois plus tôt, a été reportée en raison de tensions budgétaires, s’inscrit dans une approche visant à revaloriser certaines disciplines médicales. L’objectif est de soutenir les praticiens travaillant sans dépassement d’honoraires dans des domaines considérés comme prioritaires : pédiatrie, psychiatrie, gynécologie, dermatologie et gériatrie, rapporte TopTribune.

Une hausse centrée sur les spécialités de proximité

Le coût d’une consultation pédiatrique pour les examens obligatoires jusqu’à l’âge de deux ans sera porté à 50 €, représentant une augmentation de 11 %. Cette revalorisation fait partie des ajustements les plus significatifs du nouveau système, visant à améliorer la rémunération du temps médical consacré aux jeunes enfants, qui bénéficient d’un suivi important en ville. En gynécologie, la consultation coordonnée connaîtra également une hausse, passant de 37 à 40 €, une mesure destinée à encourager un suivi continu des femmes durant leur vie reproductive, comme l’indique l’Assurance Maladie.

Les psychiatres observeront une majoration de la consultation pour enfants, qui grimpera de 12 à 18 €, soit une hausse de 50 %. Cette revalorisation a pour but de favoriser une prise en charge précoce des troubles psychiques chez les jeunes, un enjeu bien identifié en matière de santé publique. Comme l’a souligné l’agence AFP, « un certain nombre de médecins spécialistes vont voir leurs tarifs de consultation augmenter de quelques euros à partir du 1er janvier ». Ce ciblage démontre une volonté manifeste de soutenir les praticiens de proximité face à des exigences croissantes.

Une stratégie budgétaire pilotée malgré les contraintes

Initialement prévue pour juillet 2025, l’augmentation des consultations a été décalée de six mois en raison de la situation budgétaire difficile de l’Assurance Maladie, qui a décidé de temporiser afin de ne pas aggraver son déficit, déjà affaibli par les dépenses résultant de la crise sanitaire. Cependant, malgré cette attente, 340 millions d’euros seront mobilisés pour ces revalorisations en 2026, selon l’Assurance Maladie.

Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre général de la convention médicale 2024-2029, qui vise à repenser la relation entre la Sécurité sociale et les médecins libéraux. Elle prévoit non seulement des consultations mieux rémunérées dans les spécialités en tension, mais également l’introduction de nouveaux actes. Parmi ceux-ci, la consultation longue, facturée 60 € une fois par an pour les patients âgés de plus de 80 ans, a été introduite pour encourager un suivi coordonné des personnes âgées souvent atteintes de multiples pathologies. Cette initiative, inédite, pourrait transformer profondément les pratiques en médecine générale.

Des hausses qui restent mesurées mais symboliques

D’autres spécialités médicales bénéficieront également de cette augmentation tarifaire. La consultation chez un neurologue passera de 50 à 52 €, une augmentation modeste mais notable pour une discipline face à une demande croissante. En dermatologie, un examen spécifique de dépistage atteindra 60 €, avec une majoration de 4 €. Ces changements témoignent d’un recentrage sur les consultations techniques à forte valeur ajoutée, jugées essentielles pour la prévention et le diagnostic précoce.

Comme le souligne la Sécurité sociale, « les revalorisations prévues en 2026 se concentrent sur les spécialités qui assurent le suivi des enfants, des jeunes, des femmes ou des personnes âgées ». Cette approche répond à une logique de santé publique face aux défis démographiques, y compris le vieillissement de la population, les tensions en pédiatrie, et l’augmentation des troubles psychiques chez les adolescents. La convention mise ainsi sur des incitations financières pour rééquilibrer l’offre de soins.

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