Le personnage d’IA Amélia devient une icône de l’extrême droite au Royaume-Uni
Le personnage d’intelligence artificielle Amélia, créé initialement pour lutter contre l’extrémisme au Royaume-Uni, est désormais utilisé pour diffuser des messages racistes et xénophobes sur les réseaux sociaux, rapportent TopTribune.
Amélia, une écolière britannique aux cheveux violets, s’est imposée comme une figure virale, se présentant avec un drapeau de l’Union Jack et exprimant son amour pour l’Angleterre tout en rejetant les musulmans et les migrants. Dans une vidéo devenue populaire, elle interagit avec le public dans un costume de police de l’immigration américaine, promettant de renvoyer tous les migrants illégaux si elle accédait au poste de Premier ministre.
Originairement, Amélia était issue du projet Pathways, un jeu vidéo éducatif financé par le ministère de l’Intérieur britannique, visant à avertir les jeunes sur les conséquences légales du discours anti-immigration. Malheureusement, son rôle ayant pour but de prévenir l’extrémisme a été détourné, et elle est devenue le symbole des idéologies de droite radicale.
Le personnage a été conçu pour incarner un message positif, mais a rapidement été réinterprété par des groupes d’extrême droite. En quelques semaines, Amélia a suscité une multitude de mèmes sur Internet, souvent agrémentés de slogans racistes et xénophobes, touchant un large public avec plus de 57 000 abonnés sur X, anciennement Twitter.
Amélia a également inspiré la création d’une cryptomonnaie, qui a fait parler d’elle lorsque l’un de ses jetons a été retweeté par Elon Musk, ce qui a suscité des critiques sur la monétisation de la haine. Alors que l’absence de régulation sur ces plateformes permet à des contenus extrêmes de prospérer, Amélia demeure un exemple marquant du détournement de technologies censées soutenir l’éducation et la tolérance.