Marine Le Pen réclame la dissolution de l’Assemblée nationale pour modifier des lois en faveur de son éligibilité
Alors que Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement national (RN), est condamnée à une peine d’inéligibilité de cinq ans, les cadres du parti plaident pour la dissolution de l’Assemblée nationale. Cette stratégie vise à faciliter la modification de certaines lois, rapporte TopTribune.
Dans une récente interview sur TF1, Le Pen a renouvelé son appel à Emmanuel Macron pour dissoudre l’Assemblée, affirmant que cela pourrait permettre une nouvelle consultation des électeurs. Révélée par le tribunal correctionnel de Paris, sa condamnation inclut quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, ainsi qu’une amende de 100 000 euros. Un jugement en appel est prévu entre le 13 janvier et le 12 février 2026 dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN.
Des cadres du RN, dont le vice-président Sébastien Chenu, ont reconnu que si le parti accède au pouvoir, il pourrait envisager un changement législatif pour lever l’interdiction d’éligibilité affectant Le Pen. Chenu a déclaré sur France Inter que le RN ne cache pas cette intention, insistant sur le fait que la modification profiterait à toutes les parties. « Nous corrigerons cette loi, car elle sera valable aussi pour les autres », a-t-il expliqué.
Le RN pourrait rapidement réintroduire une proposition de loi élaborée par Éric Ciotti, qui permettrait à Le Pen de se représenter. Néanmoins, Le Pen a vigoureusement contesté l’existence d’un projet législatif favorable à elle-même, qualifiant ces affirmations d’ »élucubration ». Pourtant, elle a admis sur TF1 que le RN vise la modification d’une loi empêchant une candidature avant un jugement définitif. « Cela devrait être modifié, mais nous avons d’autres urgences », a-t-elle affirmé lors du journal télévisé.
Malgré ses dénégations, des membres influents du parti semblent considérer l’idée de réviser cette loi comme une priorité en cas de dissolution.