
Le 6 janvier 2026, Leocare a présenté son baromètre annuel sur le thème de l’assurance. Cette étude, fondée sur l’analyse de 350 000 contrats, révèle que le secteur de l’assurance poursuit sa tendance à la hausse, et ce, malgré une conjoncture économique plus stable. Tant l’**assurance habitation** que l’**assurance automobile** sont touchées par ces augmentations, qui prennent une forme désormais structurelle sur l’ensemble du territoire, rapporte TopTribune.
Assurance habitation : les raisons d’une augmentation des tarifs sur tout le territoire français
En 2026, l’**assurance habitation** connaît une hausse de 6 % à 7 % par rapport à l’année précédente. Ce phénomène s’explique principalement par une modification réglementaire significative. Depuis le 1er janvier 2025, la surprime liée aux catastrophes naturelles intégrée dans les contrats d’assurance est passée de 12 % à 20 %, d’après les informations fournies par la Direction du Budget et relayées par Leocare. Une telle mesure influe directement sur le montant des primes que doivent acquitter les assurés.
À cette évolution s’ajoute le poids accru des catastrophes naturelles. D’après France Assureurs, les sinistres climatiques ont engendré des coûts de 5 milliards d’euros en 2024. Les inondations, tempêtes, grêle et sécheresse provoquent des dégâts de plus en plus fréquents et coûteux. Par conséquent, l’**assurance habitation** doit compenser davantage de dégâts, entraînant mécaniquement une augmentation des tarifs pour tous les assurés.
Assurance automobile : des coûts de réparation en forte hausse et une fréquence croissante des sinistres en milieu urbain
Bien que l’augmentation soit légèrement moins marquée dans le secteur de l’**assurance automobile**, elle demeure significative. Pour l’année 2026, les tarifs de cette forme d’assurance augmentent de 4 % à 5 % en moyenne, selon les données fournies par Leocare.
La première raison de cette évolution réside dans l’augmentation des coûts de réparation. Les prix des pièces détachées ont bondi de plus de 30 % ces dernières années. Les éléments de carrosserie ont connu une hausse d’environ 35 %, tandis que les composants électroniques ont grimpé de 42 %. En outre, le coût moyen des réparations automobiles a progressé d’environ 26 % au cours des cinq dernières années, selon le SRA.
Aujourd’hui, le coût de certaines réparations courantes a également considérablement augmenté. Le remplacement d’un pare-brise atteint souvent des montants dépassant les 1 000 euros, alors que ce coût était d’environ 700 euros auparavant, d’après les données collectées par Leocare. Ces montants élevés impactent directement les comptes des assureurs, qui n’ont d’autre choix que de répercuter ces coûts sur les cotisations.