Publié le 12 février 2026 par Assurland.com, le dernier baromètre annuel révèle une augmentation de 8 % des primes d’assurance auto sur une année. Cette tendance, qui prolonge une hausse de 36 % observée depuis 2010, témoigne d’un changement significatif du marché, rapporte TopTribune.
Assurance auto : des disparités régionales marquées
En 2025, la prime moyenne pour l’assurance auto s’élève à 751 euros, D’après les résultats d’une analyse de plus de 119 000 devis réalisée par Assurland.com. Néanmoins, cette vue d’ensemble cache des disparités importantes. Par exemple, en Bretagne, la prime moyenne est de 592 euros, tandis qu’en Corse, elle atteint 952 euros. Ces écarts peuvent être attribués à des facteurs tels que la sinistralité des zones, le volume de circulation et le taux de vols. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la prime se place à 936 euros, en comparaison avec 809 euros pour l’Île-de-France.
La situation géographique ne suffit plus à expliquer l’évolution des tarifs, car plusieurs régions traditionnellement à tarifs bas, comme les Pays de la Loire ou la Bretagne, constatent désormais des hausses supérieures à 8 %. Cela illustre une homogénéisation vers le haut. Par ailleurs, les assureurs incorporent de plus en plus les impacts des événements climatiques dans leur modèle actuariel. Par exemple, la tempête de grêle qui a touché la région parisienne en mai 2025 a causé 196 millions d’euros de dégâts et a concerné plus de 61 000 voitures, augmentant ainsi la fréquence et la sévérité des indemnisations.
L’augmentation des coûts de réparation : un bouleversement des équilibres
La montée des primes d’assurance auto est particulièrement liée à l’envolée des coûts de réparation. L’Observatoire SRA indique que les frais de réparation automobile ont grimpé de 8,5 % en 2024. Cette augmentation trouve son origine dans le coût des pièces détachées, l’accroissement des salaires des mécaniciens et la complexité technologique croissante des véhicules. Désormais, même un léger impact sur un pare-chocs peut nécessiter l’utilisation de capteurs d’assistance, de caméras et de systèmes électroniques avancés, souligne RTL.
La couverture tous risques fait face à cette tendance. En fin d’année 2025, la prime moyenne atteint 809 euros, ce qui représente une hausse de 19 % en deux ans. Cette formule, qui couvre tous les dommages infligés au véhicule, supporte directement l’augmentation des coûts de réparation. En revanche, les options intermédiaires gagnent en popularité, avec environ 27 % des assurés choisissant ces contrats qui équilibrent protection et gestion du budget.
Assurance auto : l’impact de l’électrification, de l’âge et de la stratégie commerciale sur les tarifs
Le développement des véhicules électriques modifie également le marché de l’assurance auto. En 2025, la prime moyenne pour un modèle électrique s’élève à 818 euros, par rapport à 753 euros pour les moteurs à essence et 735 euros pour les diesels. Cette distinction découle principalement du coût élevé des batteries, dont le remplacement est onéreux. De plus, ces véhicules nécessitent des techniciens qualifiés et des protocoles de sécurité spécifiques. La relative nouveauté du parc électrique contribue aussi à des indemnisations plus élevées en cas de sinistre considéré comme total.
Par ailleurs, l’âge du conducteur reste un critère clé dans la détermination des tarifs. Les 17-25 ans versent en moyenne 1 462 euros par an, soit près de trois fois plus que les automobilistes de 56 à 70 ans, dont la prime est de 508 euros. Cet écart s’explique par une fréquence plus élevée d’accidents chez les jeunes conducteurs et une gravité statistiquement plus élevée des incidents. En outre, la stratégie commerciale joue un rôle prépondérant, car l’assurance auto reste un produit très compétitif, et les nouveaux clients profitent souvent de tarifs plus intéressants que ceux réservés aux assurés de longue date.