Trois députés français subiront une réduction de leur indemnité parlementaire d’un quart durant un mois, équivalant à une diminution d’environ 1.500 euros, en raison de leurs comportements inappropriés et de leurs paroles provocatrices au sein de l’Assemblée nationale. Cette décision a été prise lors d’une réunion du bureau de l’Assemblée, qui a documenté ces sanctions, rapporte TopTribune.
Les députés concernés incluent Laurent Jacobelli et Frédéric-Pierre Vos du Rassemblement national (RN), ainsi qu’Antoine Léaument de La France insoumise (LFI). C’est par un communiqué que la présidence de l’Assemblée a annoncé la décision du bureau, sa plus haute instance exécutive, qui a été « collectivement » responsable de ces sanctions.
Séance perturbée, provocations, outrages…
Les sanctions résultent de comportements jugés inacceptables. Laurent Jacobelli a été sanctionné pour « injures et provocations », qui ont perturbé gravement le bon déroulement d’une séance à la fin janvier. Cet incident a eu lieu lors d’une journée consacrée aux propositions de loi des Républicains, lors d’un débat sur une résolution visant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Ses propos, qualifiant les LFI de complices d’une prétendue volonté de lapider des homosexuels, ont entraîné une forte réaction des groupes de gauche, qui ont immédiatement demandé que des mesures soient prises.
Antoine Léaument, député LFI de l’Essonne, a également attiré l’attention sur lui en contestant le président de séance, Sébastien Chenu. Après que son micro a été coupé, Léaument s’est dirigé vers le bas de l’hémicycle en le pointant du doigt, ce qui a entraîné une accusation de menace physique de la part de Chenu. Léaument a nié ces accusations et a reçu un rappel à l’ordre pour « outrage et provocation » envers le président de séance.
Enfin, Frédéric Pierre-Vos a provoqué une forte indignation en évoquant le génocide des Tutsis au Rwanda dans un contexte budgétaire à mi-janvier. Ses propos, qui semblaient minimiser les atrocités d’un génocide, ont été qualifiés d’« inadmissibles » par plusieurs de ses collègues. Sa sanction a été confirmée pour avoir suscité un tumulte au sein de l’hémicycle et pour des violations répétées du règlement.