Marine Le Pen face à la justice : une affaire cruciale avant la présidentielle de 2027
L’ancienne présidente du Front national, Marine Le Pen, est jugée devant la cour d’appel de Paris depuis le 13 janvier 2026, dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens, pour laquelle elle a été reconnue coupable de détournement de fonds publics. Ce procès, qui se déroulera sur une période de cinq semaines, représente un enjeu majeur pour la politicienne, à un peu plus d’un an de la présidentielle. Le Pen espère convaincre les magistrats de son innocence, rapporte TopTribune.
• Jordan Bardella au soutien. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a exprimé son « soutien total » à Marine Le Pen lors de ses vœux à la presse. « Il serait profondément inquiétant pour la démocratie que la justice prive les Français d’une candidate à l’élection présidentielle, déjà qualifiée à deux reprises pour le second tour et aujourd’hui donnée comme favorite incontestée du scrutin », a-t-il déclaré en présence de la chef de file des députés.
• Une préparation intense. Selon les informations de franceinfo, Marine Le Pen se prépare activement pour ce deuxième procès. Depuis sa première condamnation, elle a consulté des juristes, professeurs de droit et avocats, y compris des experts de gauche et d’autres pays européens. Un élu RN souligne qu’elle « décortique la décision de justice pour examiner les différents leviers possibles » afin de peaufiner sa défense.
• Une peine d’inéligibilité en première instance. En mars, le tribunal correctionnel de Paris a prononcé une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, quatre ans de prison dont deux fermes sous bracelet électronique et une amende de 100 000 euros. Onze autres prévenus, ainsi que le Rassemblement national en tant que personne morale, ont également fait appel de leur condamnation.
• Pas de décision avant l’été. Les débats devraient se clore autour du 12 février 2026, moment où la décision sera mise en délibéré. La cour d’appel de Paris a promis d’examiner « ce dossier dans des délais qui devraient permettre de rendre une décision à l’été 2026 », soit bien avant la prochaine élection présidentielle.