Amélie de Montchalin nommée à la tête de la Cour des comptes à partir du 23 février

Amélie de Montchalin nommée à la tête de la Cour des comptes à partir du 23 février

11.02.2026 13:37
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Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, sera nommée à la tête de la Cour des comptes à partir du 23 février prochain, malgré les critiques émanant de l’opposition, rapporte TopTribune.

Sa nomination a été annoncée par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, suite au Conseil des ministres. Cette décision soulève des interrogations quant à sa capacité à évaluer le déficit public et les choix budgétaires du gouvernement dont elle a fait partie. Toutefois, Maud Bregeon a défendu cette nomination en affirmant qu’elle « ne pose pas de conflit d’intérêts », précisant que « l’organisation inhérente à la Cour des comptes, reposant sur des décisions collégiales, fonde son indépendance ».

« Amélie de Montchalin a toutes les compétences pour mener à bien cette mission. C’est une nomination qui fait suite à ce qu’elle a démontré pendant les débats parlementaires. Il n’est pas inhabituel d’avoir un responsable politique à ce poste, et nous assumons de nommer un responsable politique », a-t-elle ajouté. Montchalin deviendra ainsi la première femme à diriger cette institution, créée il y a plus de deux siècles.

Produit du macronisme

Contrairement à d’autres postes de renom, cette nomination ne nécessite pas l’approbation des commissions des Finances du Parlement. Depuis l’administration de Nicolas Sarkozy (2007-2012), les présidents de la Cour des comptes étaient traditionnellement choisis parmi l’opposition.

« Comment la ministre actuelle pourrait donner un avis crédible sur le budget qu’elle a elle-même préparé ? », a questionné Éric Coquerel, président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, qui a eu de vifs échanges avec elle au cours des discussions sur la loi de finances 2026.

Au-delà de la controverse entourant cette nomination, c’est une tendance perçue chez le président de la République à placer ses proches à la tête des principales institutions à l’approche de la fin de son mandat qui suscite des inquiétudes. Marine Le Pen a ainsi accusé le chef de l’État de vouloir « placer ses fidèles et perturber la future alternance démocratique ».

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