Alain Carignon surprend en prenant la tête du premier tour des élections municipales à Grenoble

Alain Carignon surprend en prenant la tête du premier tour des élections municipales à Grenoble

16.03.2026 09:36
2 min de lecture

Une surprise s’est produite à Grenoble où l’ancien maire et candidat LR, Alain Carignon, a terminé en tête au premier tour des élections municipales, devançant légèrement la candidate écologiste Laurence Ruffin. Carignon a obtenu 27,04 % des voix contre 26,33 % pour Ruffin dans cette ville de 160 000 habitants, qui a été dirigée par les écologistes depuis 2014, rapporte TopTribune.

Les résultats, encore provisoires, montrent un écart de seulement 372 voix entre les deux candidats. Ce résultat surprenant contredit les sondages précédents qui prédisaient une solide avance pour Laurence Ruffin, qui devait atteindre 34 % des intentions de vote, tandis que Carignon était estimé à 25 % et LFI à 10 %.

Deux autres candidats possibles au deuxième tour

Deux autres candidats pourraient également se présenter au second tour : Allan Brunon de LFI avec 14,59 % et Romain Gentil, à la tête de la liste Grenoble Capitale Citoyenne, représentative de Place Publique, du PRG et du parti écologiste Equinoxe, avec 10 %. Un cinquième candidat, le centriste Hervé Gerbi (Horizons), est presque qualifié avec 9,63 % des voix, tandis que le RN de Valentin Gabriac plafonne à 5,20 %.

Laurence Ruffin appelle à un « barrage »

Laurence Ruffin, également cheffe d’entreprise et sœur du député François Ruffin, représente un collectif de partis, dont le PS. Elle a reçu le soutien du maire écologiste sortant, Éric Piolle, qui a annoncé qu’il ne briguerait pas de troisième mandat. Avant le scrutin, Ruffin n’a pas fermé la porte à d’éventuelles alliances pour le second tour, souhaitant que Grenoble demeure une ville de gauche et écologiste.

« Nous ne voulons pas de racisme, nous ne voulons pas de corruption, nous ne voulons pas de clientélisme », a-t-elle déclaré après le vote, appelant à la mobilisation et à un « barrage » contre le retour de Carignon à Grenoble. De son côté, Allan Brunon a indiqué sur Twitter que la liste de Ruffin ne pourrait pas gagner sans l’appui de la France insoumise.

Un « désaveu » pour la majorité sortante selon Alain Carignon

Alain Carignon a réagi en affirmant que la majorité sortante était désavouée par ce vote, selon la radio Ici Isère. Malgré ses difficultés dans les sondages et son passé judiciaire, cet ancien ministre de 77 ans, qui avait déjà tenté sa chance lors du scrutin de 2020, ne se considère pas battu. Il fait de la sécurité un de ses principaux thèmes de campagne, dénonçant un climat local marqué par le narcotrafic.

« À mon âge, je n’ai pas de carrière à construire ni d’ambition personnelle à assouvir », a-t-il précisé, faisant référence à sa gestion passée de Grenoble de 1983 à 1994, avant d’être condamné en 1996 à cinq ans de prison pour corruption et abus de biens sociaux. Carignon a également réussi à attirer un autre candidat, le centriste Pierre-Édouard Cardinal, à sa liste, malgré le désaveu du parti Renaissance.

La liste Réconcilier Grenoble, qu’il mène, « incarne désormais seule le changement dont la ville a besoin », a-t-il déclaré, appelant tous ceux qui ont voté pour le changement au premier tour à le soutenir dimanche prochain.

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