Le gouvernement français annonce des aides pour faire face à l’inflation des prix du carburant
Face à l’inflation des prix du carburant, le gouvernement a annoncé des aides ciblées et sectorielles pour les agriculteurs, les pêcheurs et les transporteurs, ce vendredi 27 mars. Ces mesures interviennent sous la pression de l’opinion publique, alors que la situation devient de plus en plus critique. Les détails des annonces et leur coût total viennent d’être révélés, rapporte TopTribune.
À partir du 1er avril, le prix du carburant pour un transporteur comme Cyril Taquet sera réduit de 20 centimes d’euros par litre. Pourtant, ce geste est jugé insuffisant, le transporteur soulignant que cette mesure ne suffira pas à maintenir la viabilité de son activité : « 20 centimes de gasoil, ça ne rime à rien. Là, c’est notre trésorerie qui alimente les véhicules pour qu’on puisse travailler. Donc arrive un moment où la trésorerie va fondre et, quand les cartes bleues ne passeront plus dans les distributeurs, on va s’arrêter de rouler et c’est tout. »
Les pêcheurs bénéficieront également d’une réduction similaire, avec un prix du gasoil fixé à 1,10 euro le litre. Cependant, nombreux sont ceux qui envisagent d’arrêter leur activité, comme le confie Romain Guégan : « Pour l’instant, je continue, mais je suis à deux doigts de stopper. » Son confrère, Nicolas Echrin, partage son inquiétude : « C’est ça ou rien, j’imagine. On va les prendre. Si ça se trouve, dans deux mois ils vont dire on arrête les aides parce qu’il n’y a plus d’argent. »
Les agriculteurs seront quant à eux exonérés de certaines taxes, bien que le gouvernement n’ait pas prévu d’aides similaires pour les particuliers, notamment les infirmiers, qui se sentent laissés pour contre. Une conductrice a exprimé son mécontentement : « Même nous, particuliers, on a besoin de se déplacer en voiture quand on n’a pas de bus ou autre pour pouvoir aller travailler. Donc, je ne trouve pas ça très normal. » D’autres se montrent plus compréhensifs, déclarant que les mesures devraient se concentrer sur ceux qui en ont le plus besoin : « Ce serait appréciable, mais si on doit privilégier plutôt ceux qui travaillent et ceux qui en ont besoin, je suis d’accord, moi. Je peux encore patienter. »
Les aides annoncées par le gouvernement ont un coût significatif, s’élevant à 70 millions d’euros rien que pour le mois d’avril. Les responsables gouvernementaux ont également précisé que ces aides pourraient être suspendues à tout moment en cas de baisse drastique des prix des carburants.