Immobilier : 56 % des jeunes de 25 à 35 ans prévoient d'acheter un bien immobilier dans les deux prochaines années.

Immobilier : 56 % des jeunes de 25 à 35 ans prévoient d’acheter un bien immobilier dans les deux prochaines années.

06.11.2026 11:57
3 min de lecture

Les jeunes âgés de 25 à 35 ans se montrent particulièrement enclins à envisager l’acquisition d’un bien immobilier dans un avenir proche. D’après une enquête menée par Ifop pour Bien’ici, 56 % des individus de cette tranche d’âge projettent un achat dans les 24 mois, comparativement à 40 % chez ceux âgés de 36 à 44 ans et 24 % parmi les 45 à 55 ans. Plus spécifiquement, 29 % des jeunes adultes aspiraient à acquérir une résidence principale, 19 % une résidence secondaire, et 7 % un bien destiné à un investissement, rapporte TopTribune.

Le désir de devenir propriétaire : une volonté persistante

Pour les jeunes adultes, l’accession à la propriété conserve une grande signification. Environ 87 % des non-propriétaires âgés de 25 à 29 ans aspirent à posséder leur logement idéal, contre 78 % de l’ensemble des non-propriétaires interrogés. Ce souhait découle d’un besoin d’indépendance et de sécurité résidentielle. Posséder un logement implique de pouvoir le personnaliser selon ses propres préférences, et de bénéficier d’une plus grande liberté dans ses choix de vie.

Cependant, la quête de propriété ne s’effectue pas sans prendre en compte les spécificités du bien. Les jeunes couples sont en quête de logements qui répondent mieux à leurs attentes en matière d’espace et de logistique quotidienne. Or, de nombreuses conditions de vie actuelles leur imposent plus de limites que leurs aînés. Par exemple, 27 % des personnes âgées de 25 à 35 ans vivent dans des espaces de moins de 50 m², tandis que ce chiffre n’est que de 16 % pour l’échantillon global.

Un intérêt persistant pour les grandes villes

Bien que le rêve immobilier en France tende vers des zones moins densément peuplées, les jeunes adultes affichent une forte préférence pour les grandes métropoles. En effet, 23 % des 25-35 ans souhaitent idéalement s’installer dans une grande ville, contre 17 % de l’ensemble des répondants. Cette aspiration s’accompagne d’un souci accru pour la qualité de leur déplacement. Pour les 25-29 ans, 32 % d’entre eux placent la proximité des transports en commun ou la facilité d’accès routier parmi leurs principales attentes, tandis que la moyenne atteint 23 %.

La vie de quartier attire également cette génération, qui privilégie les quartiers vivants et dynamiques. Parmi les jeunes de 25 à 35 ans, 17 % citent les lieux de sortie comme une priorité, alors que ce pourcentage est de 13 % en moyenne. En revanche, la proximité de la nature et des espaces verts n’est pas aussi fréquemment mentionnée, avec seulement 31 % des jeunes la considérant comme essentielle, contre 37 % en général.

La dynamique urbaine semble donc jouer un rôle majeur aux débuts de la vie active. Les jeunes professionnels prennent en compte la proximité des emplois, l’accès aux transports, et la disponibilité des services comme éléments cruciaux dans leur choix de résidence. Ce choix pose également des défis : dans les zones les plus en demande, l’accès à un logement spacieux peut nécessiter un budget plus conséquent, ou pousser à s’éloigner des centres urbains.

Des attentes en mutation rapide

Les jeunes adultes de 25 à 35 ans se distinguent par l’évolution de leurs besoins en matière de logement. Selon les résultats d’Ifop, 84 % d’entre eux admettent que leurs aspirations immobilières ont évolué au fil des années, contre 78 % pour l’ensemble des interrogés.

Un logement conçu pour une personne seule ne répond pas forcément aux besoins d’un couple ou d’une famille. Les mutations professionnelles, les déplacements géographiques, et les nouvelles tendances de travail modifient également les priorités en matière de logement. Parmi les répondants ayant reconnu un changement dans leurs aspirations, 24 % soulignent l’impact de la situation économique, tandis que 19 % évoquent les conditions de financement. Les jeunes se voient ainsi dans l’obligation de concilier leurs aspirations avec leurs capacités d’emprunt et un apport personnel toujours fluctuant.

Un accès compliqué, mais une foi plus forte chez les jeunes

Le paradoxe est particulièrement significatif chez les 25-35 ans : ils sont parmi les plus désireux d’acquérir un logement tout en faisant face à des difficultés d’accès à la propriété. Environ 67 % des interrogés estiment qu’il est devenu plus ardu de réaliser leur rêve immobilier par rapport aux générations précédentes. Cependant, les jeunes affichent une confiance accrue dans leurs perspectives à long terme.

Parmi ceux de 25 à 35 ans qui jugent leur rêve immobilier pour l’heure inaccessibles, 72 % restent persuadés de pouvoir le réaliser ultérieurement. À titre de comparaison, ce chiffre descend à 42 % pour les répondants âgés de 45 à 55 ans.

Avec 56 % des jeunes adultes de 25 à 35 ans envisageant une acquisition dans les deux ans à venir, l’enquête d’Ifop pour Bien’ici démontre que cette tranche d’âge est un acteur clé du marché immobilier. Néanmoins, une question cruciale demeure : comment passer de l’intention à l’acte d’achat ? Cela dépendra de l’évolution de leurs revenus, des conditions d’emprunt, et de l’existence d’offres de logements adaptées à leurs besoins ainsi qu’à leurs moyens.

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