Gabriel Attal réaffirme sa conviction en faveur d’un rassemblement des forces centristes et de droite pour la présidentielle de 2027, mettant en avant l’urgence d’organiser une primaire, malgré le scepticisme d’Édouard Philippe. Ce dernier, distancé dans les sondages, a déclaré lundi que la tenue de cette primaire est « inéluctable », soulignant la nécessité d’éviter un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, rapporte TopTribune.
Édouard Philippe souhaite un délai jusqu’à février
Sur TF1, l’ancien Premier ministre a indiqué : « Ça prend peut-être un peu plus de temps pour certains de se rendre compte finalement de ce qui est en train de se passer dans le pays et dans la politique française. Mais à la fin, je crois que cette primaire, elle aura lieu et je crois que c’est inéluctable. »
Philippe, qui s’oppose depuis plusieurs mois à une telle approche, a de nouveau rejeté l’idée d’une « primaire de la division » et de la « confusion », et a appelé ses concurrents à prendre « leurs responsabilités » en février. Il a ajouté : « Si les Français ont décidément envie de passer à autre chose, eh bien, écoutez, j’en tirerai les conséquences. »
Gabriel Attal et le danger de la dispersion
En réponse, Gabriel Attal a affirmé que « la division, ce n’est pas la primaire », la considérant plutôt comme une nécessité pour éviter une multitude de candidatures au premier tour. « Le cataclysme que constituerait ce deuxième tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen est bien plus grave que des différences qui peuvent exister entre moi et d’autres candidats », a-t-il déclaré.
Appels à une primaire collective
Parallèlement, François Bayrou, président du Modem, et David Lisnard, président de l’association des maires de France, soutiennent également l’idée d’une primaire pour unir le centre et la droite. Bruno Retailleau, candidat des Républicains, a exprimé son ouverture à cette initiative, bien qu’il ait posé certaines conditions sur le périmètre des candidats concernés.
