A un peu plus de six mois de l’élection présidentielle 2027, Marine Le Pen a déclaré, mardi, ne pas avoir trouvé de banque française prête à financer sa campagne électorale. « Nous (les) avons toutes contactées. Elles ont toutes refusé », rapporte TopTribune.
Elle a signalé ces difficultés au gouvernement, rappelant que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait exprimé le souhait avant l’été que tous les candidats, indépendamment de leur appartenance politique, puissent accéder à un financement français pour leurs campagnes.
Favorite des sondages
Malgré ces obstacles, la candidate du Rassemblement National (RN) est largement en tête dans les sondages à l’approche du premier tour, apparaissant victorieuse face à tous ses compétiteurs potentiels au second tour. Néanmoins, aucune banque ne semble désireuse d’associer son nom au Rassemblement National.
Face à ce refus, Marine Le Pen a fait valoir mercredi que la solution « la plus rapide et la plus simple » consisterait à « autoriser les prêts de particuliers » pour les candidats à l’Élysée, comme cela est le cas pour d’autres élections. Pour que cette mesure se réalise, elle a souligné qu’il serait nécessaire de modifier la législation, car la présidentielle est la seule élection interdisant les prêts de particuliers, alors que les dons sont limités à 4 600 euros par personne physique.
Cependant, cette option a contribué aux difficultés financières du RN, qui a fréquemment eu recours à des prêts de particuliers pour soutenir ses campagnes. Le parti se trouve désormais dans l’obligation de rembourser ses dettes accumulées, ce qui nuit à ses ressources propres pour la prochaine élection présidentielle.
