Mediapart reste fermement sur ses positions. Lors de son intervention sur France Info, mercredi 30 septembre, Fabrice Arfi, co-responsable du pôle « enquêtes » du média, a renouvelé les accusations à l’encontre de Jordan Bardella et a promis de nouvelles révélations. « Il y aura une démonstration de ce que nous avons écrit », a-t-il déclaré. Lundi, Mediapart avait mis au jour des propos antisémites que le président du Rassemblement national aurait tenus il y a treize ans, alors qu’il débute au Front national, rapporte TopTribune.
Fabrice Arfi a précisé que l’enquête s’est déroulée sur plusieurs mois, s’appuyant sur des sources documentaires et des témoignages divers. « On ne va pas mettre la réputation du journal en jeu […] si nous ne sommes pas sûrs à 200 % », a-t-il insisté.
Les menaces glissent sur les costards en Kevlar
Jordan Bardella, pour sa part, a dénoncé des « faux grossiers » que lui attribue Mediapart, destinés à le « tuer politiquement » et a évoqué les débuts d’une « guerre totale » contre le Rassemblement national. Il a annoncé son intention de déposer des plaintes, notamment pour diffamation et pour faux et usage de faux, sous réserve que Mediapart publie des éléments écrits. Fabrice Arfi a noté que le média n’a pas encore été informé de ces procédures.
Marine Le Pen a également pris la défense de Jordan Bardella, incitant Mediapart à « enfiler son costard en Kevlar ». Fabrice Arfi a qualifié cette formulation de préoccupante, estimant qu’un tel vocabulaire pourrait banaliser la violence dans le débat politique. Malgré les menaces, le journaliste a affirmé qu’il n’envisage pas d’actions judiciaires et a noté que ces menaces « glissent dessus ».