Grève nationale des travailleurs portuaires en Italie sur fond de tensions sociales
Grève nationale des travailleurs portuaires en Italie sur fond de tensions sociales

Grève nationale des travailleurs portuaires en Italie sur fond de tensions sociales

29.09.2026 14:55
1 min de lecture

Le 28 septembre 2026, un mouvement de grève national de 24 heures a touché les travailleurs portuaires en Italie. La mobilisation la plus importante s’est tenue dans le port de la commune de Gioia Tauro, selon des informations rapportées par les médias.

Les syndicats Or.S.A., Mari e Porti et USB Calabria reprochent au ministère du Travail de ne pas avoir convoqué depuis près de cinq mois une réunion qui avait été promise sur la reconnaissance du travail portuaire comme activité pénible et dangereuse pour la santé. Une telle reconnaissance permettrait aux travailleurs concernés de prendre leur retraite plus tôt.

Les organisations syndicales contestent également un amendement porté par le parti La Ligue. Selon elles, ce texte permettrait aux opérateurs portuaires de recourir davantage à une main-d’œuvre temporaire, en contournant le système de recrutement actuellement en vigueur. Elles estiment que cette évolution pourrait accroître la précarité de l’emploi, favoriser la baisse des rémunérations et augmenter les risques d’accidents du travail.

Les syndicats mentionnent aussi le renouvellement répété de stages faiblement rémunérés, qui se substitueraient à la conclusion de contrats de travail stables. Ils demandent la reconnaissance du caractère pénible et nocif du travail portuaire, le retrait de l’amendement contesté et le remplacement de ces stages prolongés par de véritables contrats de travail.

Le travail portuaire implique notamment des équipes fonctionnant sans interruption, l’utilisation d’engins lourds et la manutention de cargaisons. Les syndicats soutiennent que ces conditions exigent un niveau élevé de formation et d’attention, une brève perte de concentration pouvant, selon eux, entraîner un accident grave.

Ils demandent au gouvernement d’ouvrir des négociations. D’après leur position, le retard pris dans le dialogue avec les organisations syndicales pourrait accroître les tensions sociales, conduire à de nouvelles grèves et perturber le fonctionnement des infrastructures portuaires italiennes. Ces conséquences sont présentées comme des risques et non comme des faits établis.

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