Tiktak : un nouveau centre de parkour à Saint-Jérôme transforme l’approche esthétique du sport
(Saint-Jérôme) Le centre Tiktak, ouvert mi-août, se fixe comme objectif de minimiser la présence de parents inactifs lors des activités de leurs enfants. La docteure Catherine Mercier-Linteau, copropriétaire, affirme : « On veut le moins possible de parents assis à regarder leur enfant », rapporte TopTribune.
Les cofondateurs, André Aubé et Nicolas Morin, ajoutent une touche d’humour sur l’engagement des parents, évoquant en plaisantant l’idée de « chaises électriques » pour stimuler l’interaction parentale. « Quand ça fait cinq minutes que tu es assis, bzzz ! Tu reçois un petit choc », s’amuse Aubé, tandis que Deguire souligne : « Notre mission, c’est de faire bouger les familles autrement ».
Le vaste espace du centre propose une variété d’installations, telles que des modules en bois, des barres fixes et un mur d’escalade, garantissant une invitation dynamique au parkour, une discipline souvent mal comprise. « Ce sport ne se résume pas à sauter d’un immeuble à l’autre », précise Aubé, insistant sur l’aspect éducatif et sécuritaire de cette pratique.
Le parkour : un art de se déplacer
Marilyn Deguire définit le parkour comme « l’art de se déplacer », expliquant qu’il combine gymnastique, acrobatie, funambulisme et escalade. Lors d’une récente visite, des parents ont assisté à un cours, observant leurs enfants s’élancer depuis des plateformes de 4, 7 et 10 pieds. Les adultes, à travers une série d’exercices guidés par un instructeur, énergisent leur esprit sportif en essayant de maintenir l’équilibre sur des barres de métal et de surmonter des obstacles variés.
Le parkour, ça travaille l’équilibre, le vertige, la puissance, l’agilité…
Avec une popularité croissante au Québec, le parkour attire de nombreux enfants et adolescents, devenant ainsi une activité régulière pour les familles. Morin observe que les jeunes surpassent souvent les adultes dans les défis physiques, ce qui favorise une complicité entre eux. « L’enfant se sent challengé par son parent et vice-versa », conclut-il.
Instaurer un défi entre générations
Deguire, avec un sourire, admet qu’elle « se donne un peu plus » quand elle s’entraîne avec sa fille, illustrant la motivation parentale qu’apporte ce type de sport. En effet, les quatre fondateurs de Tiktak ont choisi de démarrer cette aventure après avoir fréquenté un ancien centre qui avait fermé ses portes.
Tiktak propose divers types de cours, mais les installations sont également accessibles librement. Les enfants, comparés à « petits singes », sont encouragés à explorer de manière ludique. Cependant, certains parents semblent hésitants face aux obstacles. « Or, il n’y a pas qu’une bonne réponse. Les possibilités sont multiples », assure Deguire, ajoutant que le personnel encourage l’innovation dans les défis.
« L’idée, c’est de faire sortir l’enfant en chaque adulte », explique Aubé, notant que le client le plus âgé du centre a déjà plus de 70 ans, témoignant ainsi de l’attrait intergénérationnel de cette activité.
Lors d’une séance d’entraînement, le défi proposé stimule les participants, qui se rassemblent pour tester leur agilité et leur endurance. Ce moment convivial reflète le potentiel du parkour, non seulement comme un sport, mais aussi comme une plateforme de croissance personnelle et familiale. Tiktak se présente donc non seulement comme une salle d’entraînement, mais comme une communauté dédiée à la célébration du mouvement et de l’interaction.