Elle suscite un véritable engouement lors des enchères. La pièce de 20 francs Turin, frappée en 1939, se positionne comme l’objet de convoitise parmi les 70 pièces de francs incontournables pour les numismates, avec des valeurs pouvant atteindre 2 500 euros pour un exemplaire en parfait état, rapporte TopTribune.
Cette pièce n’a été émise qu’à 3 918 unités. Sur des plateformes spécialisées, certaines enchères peuvent même franchir les 22 000 euros. Toutefois, une telle estimation élevée ne garantit pas une vente rapide : il est nécessaire de trouver un acheteur prêt à débourser une telle somme. De plus, des sites d’enchères comme Ebay n’affichent aucune vente ayant atteint plusieurs milliers d’euros pour cette pièce en particulier.
Depuis le 1er janvier 2002, l’euro a remplacé le franc dans la monnaie courante en France, et dès le 17 février de cette même année, il est devenu impossible de régler ses achats en francs, même pour une baguette. Pourtant, ces pièces, désormais absentes de la circulation, peuvent se trouver cachées dans des tiroirs, des boîtes à souvenirs ou des albums photos.
L’importance de l’état de conservation
La valeur d’une pièce dépend de son modèle, de l’année de frappe et du nombre d’exemplaires créés : plus une pièce est rare, plus elle est convoitée par les collectionneurs. Le lieu de production joue également un rôle important, tout comme les séries produites en faible quantité.
Cependant, c’est l’état de conservation qui pèse le plus dans l’évaluation. Une pièce usée par le temps perd une grande part de sa valeur, tandis qu’un exemplaire en parfait état de conservation voit son prix augmenter de manière significative. Le niveau le plus élevé, désigné comme Fleur de Coin, se traduit par des grades internationaux de 65 à 70 : la pièce ne montre aucun défaut visible, même sous une loupe, et est généralement restée en circulation. La 20 francs Turin de 1939 a reçu cette certification de la part de l’entité PCG Europe.
D’autres pièces apparentées se négocient à des prix plus accessibles. La 10 francs Guiraud de 1954 est évaluée à environ 60 euros, tandis que la 10 francs Turin en argent de 1937 peut atteindre 150 euros. Parmi les 20 francs, la version Guiraud de 1950B se situe autour de 200 euros, la Turin en argent de 1936 jusqu’à 350 euros, et la Guiraud de 1954B se rapproche des 400 euros.
La 50 francs Mont-Saint-Michel peut atteindre 1 000 euros pour certains exemplaires, tandis que les 100 francs Cochet se négocient généralement entre 2 et 25 euros, et les 100 francs Panthéon peuvent valoir jusqu’à une trentaine d’euros.
Les petites pièces peuvent également réserver des surprises. Par exemple, la pièce de 2 centimes en acier inoxydable frappée en 1961, représentant un épi, peut atteindre jusqu’à 250 euros et se distingue dans sa catégorie. Les pièces en argent de Napoléon III peuvent valoir jusqu’à 500 euros, quant à celles de 5 francs du Second Empire, elles peuvent dépasser les 600 euros.
Les euros tout aussi recherchés que les francs
Le franc n’est pas le seul à attirer l’attention : certaines pièces de 2 euros atteignent également des prix considérables à cause d’erreurs de frappe. Par exemple, une pièce représentant Mozart, dotée d’un nez aplati par accident, peut valoir plusieurs milliers d’euros. De même, une édition spéciale allemande de 2008, où les frontières des 15 pays de l’Union européenne ont été omises par erreur, attire les collectionneurs.
Les pièces françaises de 2 euros émises en 2013 pour commémorer les 50 ans du Traité de l’Élysée, où les étoiles sont mal positionnées autour de l’image, peuvent atteindre jusqu’à 10 000 euros lors des ventes aux enchères. Une erreur similaire sur une pièce d’un euro de 2007 peut avoir un prix supérieur à 400 euros.
Avant de procéder à une vente, il est conseillé de faire authentifier sa pièce par un expert en numismatique. Fournir une description précise, afficher un prix très clair et inclure des photographies de bonne qualité permet de limiter les contacts avec des acheteurs peu sérieux. La remise en main propre est souvent la meilleure méthode pour ces transactions. Il est dans l’intérêt des vendeurs et des acheteurs de vérifier l’authenticité des pièces afin de prévenir les contrefaçons. Pour acquérir ces objets, les agences spécialisées offrent des services de vérification d’authenticité et connaissent bien les fluctuations du marché.