Les habitants du Lot confrontés à la hausse des prix du carburant, témoignages de précarité

Les habitants du Lot confrontés à la hausse des prix du carburant, témoignages de précarité

15.09.2026 19:36
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Face à une flambée des prix des carburants, qui frôle désormais les 2,30 €, les habitants du Lot peinent à gérer leurs dépenses, notamment ceux qui travaillent à Cahors. Dans un contexte où l’approvisionnement des stations-service devient problématique, ils éprouvent des difficultés croissantes à joindre les deux bouts, rapporte TopTribune.

Les automobilistes de Cahors ont constaté une hausse significative des prix aux pompes depuis le lundi 14 septembre, une situation qui suscite lassitude et colère parmi eux. « C’est devenu presque effrayant. C’est de pire en pire, quand est-ce que ça va s’arrêter ? », déplore une conductrice.

Martine Chupario, quadragénaire de Boissières, a choisi de recourir aux transports en commun. « Avec toutes les charges fixes, le loyer, les assurances, 40 % de mon salaire passait dans l’essence, c’était plus possible », indique-t-elle. Malgré cette décision, beaucoup demeurent dépendants de leur véhicule pour se rendre au travail et accomplir des tâches quotidiennes. Laura Renbalard, habitante de Saint-Céré, confie : « Je dois en avoir pour 90 € chaque semaine, et à la fin du mois, ça se ressent clairement ».

À 33 ans, Laura, mère célibataire, doit jongler avec un budget réduit, déclarant : « J’ai l’impression que je ne travaille plus pour vivre, mais pour survivre. Tous les mois je suis à découvert, et les petits plaisirs, je n’y pense même plus. »

Des secteurs fortement impactés

Léonore, infirmière libérale de 29 ans, souligne l’impact direct des hausses de carburant sur sa profession. « Je me rends chez des patients toute la journée. Je suis fatiguée de devoir compter chaque centime », déplore-t-elle, craignant pour la pérennité de sa carrière en raison des coûts croissants.

Bruno Gédert, père de famille de 47 ans à Gramat, fait face à des trajets quotidiens représentant 114 kilomètres. « L’augmentation du carburant n’aide vraiment pas. Nous avons dû nous serrer la ceinture après une semaine à la mer cet été », précise-t-il.

Des choix pas toujours évidents à faire

Jean-Clause, habitant de Cabrerets, exprime son inquiétude face à ses dépenses en essence, qui s’élèvent jusqu’à 500 euros par mois. « Si ça continue d’augmenter, je ne sais comment je vais m’en sortir », assure-t-il. Son fils, Dorian, témoigne des défis rencontrés : « J’ai arrêté de travailler dans une usine car je perdais de l’argent plutôt que d’en gagner. Il faut vraiment que le gouvernement se penche sur cette question ».

Bruno envisage également de changer de véhicule pour diminuer les coûts. « Les transports sont trop contraignants. J’envisage même de prendre une voiture électrique », conclut-il. L’ensemble des témoignages reflète un malaise croissant parmi les résidents, qui se voient contraints de faire des choix difficiles pour maintenir leur qualité de vie.

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