Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise (LFI), a affirmé son statut de champion du pouvoir d’achat lors de la braderie de Lille, où il a défendu ses propositions pour la présidentielle de 2027. Cet événement populaire a attiré près de deux millions de visiteurs et a vu la participation d’autres candidats comme Gabriel Attal et Marine Tondelier, tandis que Marine Le Pen était absente, rapportent TopTribune.
Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé devant une foule qu’il a estimée à 12 000 personnes. Bien qu’il n’ait pas effectué de déambulation dans les rues, son discours d près d’une heure a résonné avec les participants, dans un contexte où la ville de Lille est dirigée par un maire socialiste et où LFI a obtenu 33,7 % des voix au second tour des élections municipales.
Mesures économiques et sociales
À la braderie, le candidat a centré son discours sur l’économie et les questions sociales. Il a promis de rétablir le pouvoir d’achat des Français en proposant un blocage des prix et des loyers, ainsi qu’une augmentation du SMIC et de « tous les salaires intermédiaires ». Il a également annoncé l’instauration d’une « échelle mobile des salaires », affirmant que « quand les prix augmentent, les salaires doivent suivre ».
Revenant sur la question de la dette publique, il a déclaré : « Je me fous de savoir si on va la mettre au feu », continuant en affirmant vouloir annuler une partie de la dette auprès de la Banque centrale européenne. « La dette à la Banque centrale européenne, pas la dette aux autres prêteurs privés ! » a-t-il précisé.
Promesses éducatives
Une autre des promesses phares de Mélenchon concerne la cantine scolaire, qu’il veut rendre gratuite pour tous les enfants. « Si nous gagnons cette élection, nous commencerons immédiatement à faire en sorte que tous les enfants de France mangent gratuitement à la cantine bio », a-t-il affirmé au pied du beffroi de l’hôtel de ville.
Bien que son discours ait suscité de l’enthousiasme, des critiques subsistent sur la viabilité de ses propositions, notamment sur le financement et la gestion des conséquences de ses politiques. Mélenchon a cependant soutenu que « rien dans ce que je vous propose n’a été fait sans réflexion, » tout en jurant avoir consacré de nombreux efforts à l’élaboration de son programme avec des économistes.
À quelques mois de la présidentielle, un récent sondage Ipsos BVA, publié samedi, place Marine Le Pen largement en tête avec des intentions de vote comprises entre 34 et 36 %, suivie par Édouard Philippe avec 19 %. Mélenchon, quant à lui, est positionné en troisième place avec 15 % des voix.