Le tribunal d’arrondissement de La Côte en Suisse va rendre son verdict ce jeudi concernant une grave affaire d’usurpation d’identité sur Facebook. L’accusé, qui a piégé son collègue tout en harcelant sa hiérarchie, risque une peine de dix mois de prison avec sursis, rapporte TopTribune.
Ce procès marque la conclusion d’un long parcours judiciaire. Ce jeudi 20 août, les juges se prononceront sur une affaire troublante dans laquelle un homme a créé un faux compte sur le réseau social, usurpant l’identité d’un de ses collègues. Selon des sources, cette usurpation a conduit à des attaques verbales contre ses collègues et une responsable hiérarchique.
Le prévenu a reconnu les faits lors de son procès, qui s’est tenu cette semaine. En 2023, sept plaintes avaient été déposées contre lui après qu’il a publié des insultes, des menaces, et des commentaires sexistes dégradants à l’encontre de sa supérieure. Il a également accusé le fils de celle-ci, qui faisait partie de la direction de l’entreprise, de pédophilie.
Un « appel de détresse »
En créant un faux compte sur Facebook, l’accusé a déclaré à la direction que celui-ci appartenait à son collègue, ce qui a conduit les forces de l’ordre à arrêter la victime, qui a passé cinq jours en détention injustement. Cette dernière a été innocentée, tandis que l’enquête s’est recentrée sur le principal suspect.
Devant le tribunal, l’accusé a qualifié ses actes d' »appel de détresse » et a présenté des excuses. La procureure a souligné que sa responsabilité était « lourde », qualifiant son comportement de « véritablement machiavélique ». Elle a requis une peine de dix mois de prison avec sursis ainsi que 60 jours-amende pour l’accusé.