La justice administrative a rejeté le 3 août le recours de Xenia Fedorova contre son expulsion du territoire français. L’ancienne directrice de RT France, accusée par les autorités de relayer des narratifs du Kremlin, contestait un arrêté ministériel pris fin juillet, rapporte TopTribune.
Le tribunal a confirmé la décision du ministère de l’Intérieur, indiquant que Fedorova n’avait « exposé aucun besoin de sortir du territoire parisien » et n’avait « sollicité aucune autorisation auprès du préfet de police ». Limitée à « indiquer, sans aucune précision, que l’obligation de pointage lui cause une gêne », la chroniqueuse pro-Poutine de Cnews a vu son recours rejeté, car « la condition d’extrême urgence ne pouvait être retenue »
Un arrêté ministériel d’expulsion
Ce bras de fer a débuté quelques jours plus tôt, le 29 juillet, lorsque Xenia Fedorova a reçu un arrêté ministériel d’expulsion. Ce document stipule que « son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que sa présence en France représente une « menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ».
Les autorités lui reprochent son rôle dans la diffusion de messages favorables au Kremlin. « En déployant ses narratifs », Fedorova agit comme un relais des campagnes de désinformation orchestrées par les autorités russes, ce qui « déstabilise l’ordre public » en France.
Un discours « visant à manipuler l’opinion publique »
L’arrêté souligne qu’elle « contribue à la diffusion d’un discours de désinformation et de déstabilisation », cherchant à « manipuler l’opinion publique » et à « saper la confiance des citoyens européens, et en particulier des citoyens français, en leurs institutions ».
La réaction des autorités a été rapide; le lendemain, les ministres de l’Économie et de l’Intérieur, Roland Lescure et Laurent Nuñez, ont pris un arrêté pour geler toutes les ressources économiques de la chroniqueuse prorusse. Son avocat a dénoncé un « acharnement » contre Fedorova.
Avec le rejet de son recours, la justice administrative valide, pour l’heure, la mesure d’éloignement visant Xenia Fedorova.