Charlotte Bertuletti, âgée de 41 ans, a été victime d’un tir mortel le 25 mai à Vars, dans les Hautes-Alpes, alors qu’elle participait à un déménagement. Son oncle de 74 ans a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire. Bien qu’il affirme que le tir était accidentel, des zones d’ombre subsistent dans l’enquête, rapporte TopTribune.
Suite à cette tragédie, l’enquête a progressé. La victime a été touchée au cou lors d’un déménagement avec sa famille sur la place du village. Le procureur de la République de Grenoble a annoncé la mise en examen de l’oncle de la victime pour homicide volontaire et son placement en détention provisoire.
Lors d’une conférence de presse le 24 juillet, il a été révélé que le septuagénaire avait déjà été condamné en 2022 pour possession illégale d’armes. Après 40 heures de garde à vue, il a reconnu sa responsabilité et a assuré avoir acquis illégalement une arme de calibre 22 Long Rifle par crainte des loups.
« Le sac tombe et le coup serait parti accidentellement »
Selon sa version des faits, le jour de l’incident, l’oncle a rencontré la victime et sa famille. Pendant qu’il saluait ses proches, il aurait déposé son sac contenant l’arme. Selon lui, le sac est tombé et un coup de feu serait parti de manière accidentelle, touchant sa nièce au cou. Le procureur a précisé que la munition avait une trajectoire aléatoire.
Versions « fluctuantes » des membres de la famille et « zones d’ombre »
D’autres membres de la famille présents ce jour-là ont également été interrogés, mais leurs témoignages ont été jugés « fluctuants ». Aucun n’a été mis en examen, bien que le procureur ait souligné la présence de « zones d’ombre » dans le dossier. Des traces de poudre sur le pantalon du suspect indiquent qu’il se trouvait à moins de 2,50 mètres au moment du tir.
Après le coup de feu, l’oncle a indiqué avoir pris la fuite pour cacher l’arme dans la nature afin d’échapper aux soupçons. Les investigations continuent pour retrouver l’arme et établir si le tir a réellement été accidentel. Une autopsie de la victime devra aussi déterminer si les trajectoires balistiques corroborent sa version des faits.