Budget 2026 : le gouvernement français annonce 4 milliards d’euros d’économies face au coût du conflit au Moyen-Orient

Budget 2026 : le gouvernement français annonce 4 milliards d’euros d’économies face au coût du conflit au Moyen-Orient

28.05.2026 21:56
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Le 21 mai 2026, le gouvernement français a annoncé de nouvelles mesures d’économies budgétaires face aux répercussions financières du conflit au Moyen-Orient. Le ministère de l’Action et des Comptes publics a confirmé un gel de 3,2 milliards d’euros de crédits de l’État et l’annulation de 847 millions d’euros supplémentaires dans le budget 2026, rapporte TopTribune.

Ces mesures s’ajoutent aux 2,2 milliards d’euros déjà obtenus grâce au gel des allègements de cotisations sociales sur les bas salaires annoncé la semaine dernière. À la mi-avril, l’exécutif avait discuté de la possibilité d’atteindre jusqu’à 6 milliards d’euros d’économies par le biais de gels de crédits et d’annulations ciblées.

Un premier « décret d’avance »

Le ministère des Finances a élaboré un premier « décret d’avance » visant à annuler 407 millions d’euros de crédits. Cette somme financera notamment des aides pour les gros rouleurs à hauteur de 320 millions d’euros, ainsi qu’une extension du chèque énergie à 700 000 bénéficiaires supplémentaires pour 87 millions d’euros. Un second décret prévoit, quant à lui, l’annulation de 440 millions d’euros supplémentaires.

Le ministère a également précisé que les 847 millions d’euros annulés proviennent principalement de la réserve de précaution et n’étaient pas destinés à être dépensés immédiatement. Les textes détaillant ces annulations « mission par mission, programme par programme » ont été transmis jeudi soir aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat pour approbation. Le cabinet du ministre David Amiel a indiqué qu’elles disposaient de sept jours pour se prononcer, jusqu’au jeudi suivant.

Armée et justice ne sont pas concernés

Les ministères des Armées et de la Justice ne seront pas impactés par ces annulations de crédits. En revanche, les gels budgétaires affecteront l’ensemble des autres ministères, à l’exception des territoires d’Outre-Mer, qui avaient déjà subi un gel anticipé en mars dernier.

Bercy a souligné le caractère temporaire de ces gels budgétaires. « Nous rendons temporairement indisponibles ces crédits pour les ministères. Ils ne peuvent plus les utiliser. Cependant, il est possible en cours d’année, selon l’évolution de la situation, de les dégeler », a déclaré le ministère. Un nouveau comité d’alerte sur les finances publiques est prévu « fin juin » pour évaluer l’impact continu de la crise sur les finances publiques et les efforts de gestion nécessaires en fonction de l’évolution du conflit.

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