Cannes 2026, jour 6 : exploration des familles à travers le prisme de la révolte et des mythes contemporains

Cannes 2026, jour 6 : exploration des familles à travers le prisme de la révolte et des mythes contemporains

18.05.2026 12:26
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«Paper Tiger» (de James Gray), «Sheep in the Box» (de Hirokazu Kore-eda), «Viendra la révolution» (de Pegah Ahangarani), «Dans la gueule de l’ogre» (de Mahsa Karampour) déclinent chacun une question singulière, mais toujours selon une approche liée à la famille.

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«Paper Tiger», de James Gray (en compétition): qu’est-ce qu’une famille?

À mi-parcours de la 79e édition du Festival de Cannes, les films les plus attendus, tels que Paper Tiger de James Gray, se distinguent par leur capacité à revisiter des thèmes familiers. Ces œuvres posent à nouveau des questions sur la dynamique familiale tout en intégrant des éléments de tension liés à des immigrants russes impliqués dans le crime. Le film suit deux frères, Irwin, un père de famille, et Gary, un ancien policier, qui doivent faire face à des menaces qui mettent en péril leur entourage, rapporte TopTribune.

Bien que Gray explore des motifs qu’il a déjà traités dans ses précédents films, comme Little Odessa (1994) et The Yards (2000), son approche reste pertinente. Le réalisateur fait preuve d’une virtuosité cinématographique qui soulève des interrogations sur les raisons de cette réitération, surtout lorsque plusieurs films présentés au festival semblent emprunter une voie similaire.

Dans la dernière partie de Paper Tiger, le film aborde les conflits de loyauté au sein des relations familiales, mettant en lumière des dynamiques complexes à travers des dialogues et des interactions soigneusement orchestrés. Les thèmes de la dépendance et de l’infantilisation dans des sociétés qui semblent valoriser l’autonomie sont également mis en avant.

«Sheep in the Box», de Hirokazu Kore-eda (en compétition): malentendu sur l’IA et retour sur les liens du sang

Concernant Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda, son sujet, bien que souvent mal interprété en lien avec l’intelligence artificielle, se concentre réellement sur des questions de deuil et d’identité familiale. Un couple, incapable d’accepter la perte de leur fils, fait appel à un robot cloné, reflétant l’idée que la véritable notion de famille transcende le simple lien du sang. Ce film s’inscrit dans la lignée des thématiques récurrentes de Kore-eda, tout en abordant de nouveaux aspects narratifs.

«Viendra la révolution», de Pegah Ahangarani (séances spéciales) et «Dans la gueule de l’ogre», de Mahsa Karampour (sélection ACID)

Les œuvres de Pegah Ahangarani et de Mahsa Karampour se démarquent par leur approche personnelle et politique. Viendra la révolution, axé sur les archives familiales et les mouvements populaires en Iran, met en lumière les luttes de sa propre famille contre la répression, tandis que Dans la gueule de l’ogre suit le parcours de Siavash, musicien exilé qui incarne la résistance face aux défis de son héritage.

Les deux réalisatrices, à travers leurs récits, apportent un éclairage unique sur la continuité générationnelle et la nécessité de questionner les dynamiques familiales en plein bouleversement sociopolitique.

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