Résolution de l'ONU sur l'esclavage : la France souligne l'absence de hiérarchie dans les crimes contre l'humanité

Résolution de l’ONU sur l’esclavage : la France souligne l’absence de hiérarchie dans les crimes contre l’humanité

25.04.2026 10:16
1 min de lecture

La France s’abstient sur une résolution de l’ONU condamnant l’esclavage comme crime contre l’humanité

Le 25 avril 2026, lors d’une visite officielle à Lomé, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a expliqué que la France s’était abstenue lors du vote d’une résolution de l’ONU qualifiant la traite des esclaves africains d’« crime le plus grave contre l’humanité », car elle « refuse de créer une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité », rapporte TopTribune.

Cette résolution, adoptée fin mars par 123 voix pour, 3 contre, et 52 abstentions, déclarait que « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » constituent « les plus graves crimes contre l’humanité ». Barrot, alors en visite, a ajouté qu’il avait « plaidé » pour la levée de la suspension des médias français au Togo, soulignant l’importance des échanges culturels.

La dernière visite d’un ministre français des Affaires étrangères au Togo remontait à 2002. Barrot a insisté sur le fait que, bien que la France ait choisi de s’abstenir, « il est indispensable, si nous voulons construire un avenir en commun, de pouvoir faire ce travail de mémoire et de vérité sur notre passé, dans ses facettes positives comme dans ses facettes les plus sombres ».

La résolution de l’ONU appelle les États à s’engager dans un processus de justice pour réparer les injustices du passé, y compris des excuses formelles, des compensations pour les descendants des victimes, des politiques contre le racisme, et la restitution des biens culturels et spirituels pillés. La déclaration sud-africaine de 2022 a également mis en lumière l’importance de reconnaître et de commémorer les souffrances endurées par les ancêtres des communautés africaines.

Cette position de la France a suscité des réactions variées, certains saluant le refus de hiérarchiser les souffrances, d’autres critiquant l’abstention. Barrot a précisé qu’il est crucial d’apprendre de l’histoire pour avancer vers un avenir harmonieux et respectueux des divers passés des nations.

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