Il fait durer le suspense. Après des mois de préparation, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé vendredi à Caen son désir d’être le « candidat du rassemblement » au premier tour de la présidentielle de 2027. Toutefois, il n’a pas encore officialisé sa candidature, rapporte TopTribune.
« Moi, je veux, dès le premier tour, être un candidat de rassemblement », a-t-il déclaré à la presse lors de sa visite au forum « Normandie pour la paix », un événement dédié à la promotion de la paix mondiale.
« Il faut à la fois des circonstances et une rencontre »
L’ex-Premier ministre, âgé de 72 ans et connu pour avoir représenté le refus français à la guerre en Irak de 2003 comme ministre des Affaires étrangères, prépare son retour depuis plusieurs mois. Lors d’un discours axé sur la nécessité de « sauver » le droit international, Villepin, dont la popularité reste notable bien qu’elle ne se traduise pas encore en intentions de vote, a pris le temps de rencontrer les participants du forum, prenant de nombreux selfies avec des lycéens et des membres du monde associatif.
Cependant, il a évité de formaliser sa candidature, soulignant qu’il existait « un moment » propice pour se déclarer, citant le général de Gaulle : « il faut à la fois des circonstances et une rencontre ». Il a mis en avant son expérience gouvernementale et internationale pour se démarquer de ses concurrents potentiels, affirmant : « Depuis 2007, le problème, c’est qu’on a successivement eu des gens qui n’avaient ni l’expérience de l’État, ni l’expérience du monde. Moi, l’avantage, c’est que tout le monde m’a vu dans des situations différentes ».
« Qui pourrait tenir tête à Trump »
Villepin a également analysé la situation politique actuelle, précisant qu’il y a « deux partis politiques qui tiennent les deux bouts de l’échiquier » : La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement National (RN), notant qu’« entre deux, il n’y a rien ». Il a interpelé sur l’incertitude entourant les candidatures d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal, mentionnant avec enthousiasme son désir de revenir en politique pour « rencontrer les gens et les écouter ». « Je suis totalement disponible pour ça », a-t-il affirmé, évoquant la recherche croissante des Français d’une figure présidentielle d’envergure internationale.
Les électeurs, à ce jour, se posent des questions sur « qui pourrait tenir tête à Trump dans le bureau ovale » et sur les « conséquences potentielles d’une victoire de Jordan Bardella ou Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027 », des interrogations qui n’ont jamais été soulevées dans l’histoire de la Ve République.