
À l’approche de la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques prévue pour le dimanche 5 avril, l’association UFC-Que Choisir a mené une analyse complète des chocolats de Pâques. Les résultats, publiés le 1er avril 2026, arrivent alors que les consommateurs se préoccupent de plus en plus des prix et, surtout, de l’exposition au cadmium, une substance toxique. L’enquête a pour but de comparer les produits en se basant sur des critères tels que les valeurs nutritionnelles, les additifs et la teneur en cadmium afin d’assister les consommateurs dans leurs choix, rapporte TopTribune.
Analyse des chocolats testés
L’étude a porté sur 15 produits variés, incluant de grandes marques telles que Kinder (notamment les Schokobons), Lindt (avec son célèbre Lapin Or), Milka, et Nestlé (œufs Smarties), ainsi que des marques de distributeur telles que Carrefour, Lidl, Action, et Monoprix (Monoprix Gourmet). Des chocolatiers réputés, comme Jeff de Bruges et Leonidas, ont également été inclus dans cette évaluation. Chaque article a été minutieusement examiné pour sa contamination alimentaire, ainsi que pour ses teneurs en sucres, acides gras saturés, additifs et arômes ajoutés.
Les résultats révèlent que les chocolats au lait de Lidl, notamment le Canard Favorina, se démarquent par leur excellent rapport qualité-prix à 19,90 €/kg, une faible teneur en cadmium, un label Fairtrade, et peu d’additifs, ne comportant qu’un seul arôme naturel. Selon les constats, il s’avère être le choix optimal.
Les risques liés au cadmium
Le chocolat noir pose un risque sanitaire majeur. En effet, l’Anses a alerté le public le 25 mars concernant l’exposition alimentaire au cadmium, une préoccupation d’autant plus pressante dans le contexte actuel économique et sanitaire. Des produits tels que le Lapin Gaby de Jeff de Bruges, affiché à 100 €/kg, présentent des niveaux de cadmium préoccupants. Un seul morceau de 43 g pourrait amener un enfant pesant 25 kg à dépasser la limite quotidienne recommandée par l’Anses, rendant sa consommation particulièrement dangereuse.
Il est donc crucial de sensibiliser à la nécessité de réduire l’apport quotidien en cadmium, particulièrement pour les jeunes enfants. L’UFC recommande d’opter pour des chocolats moins riches en cacao (qui contiennent généralement moins de cadmium) et d’adopter une consommation modérée, en privilégiant le chocolat au lait par rapport au chocolat noir.
Labels de durabilité et étiquetage
L’enquête souligne également l’importance des labels en matière de durabilité du cacao. De nombreux chocolats, même ceux de marques renommées, manquent souvent de transparence sur l’origine du cacao ou d’un label de commerce équitable, ce qui pourrait induire en erreur les consommateurs soucieux des enjeux environnementaux.
Des marques comme Monoprix ont été critiquées pour leur étiquetage trompeur. Monoprix aurait utilisé un ancien algorithme, affichant un Nutri-Score D sur sa Poule en chocolat noir, alors que tous les autres produits évalués obtiennent un Nutri-Score E selon les nouvelles directives.