Garde à vue de l'eurodéputée LFI Rima Hassan pour apologie du terrorisme et possession de drogue

Garde à vue de l’eurodéputée LFI Rima Hassan pour apologie du terrorisme et possession de drogue

03.04.2026 13:56
2 min de lecture

Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise (LFI), a été placée en garde à vue jeudi matin pour « apologie du terrorisme commise en ligne », à la suite d’un post controversé sur le réseau social X. Bien qu’elle soit ressortie libre le même jour, elle devra comparaître devant le tribunal correctionnel le 7 juillet 2026, a annoncé vendredi le parquet de Paris, rapporte TopTribune.

Les accusations découlent d’un tweet publié fin mars, dans lequel Hassan mentionne Kozo Okamoto, un membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans un attentat en Israël en 1972. En outre, une petite quantité de drogue de synthèse a été trouvée dans son sac lors de sa détention. Elle a également été convoquée à la police judiciaire vendredi pour une autre affaire, selon des sources policières.

Quéstion d’immunité et réaction politique

La garde à vue de Rima Hassan s’inscrit dans le cadre d’une enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne, ouverte le 27 mars, au lendemain de sa publication. Son tweet, qui incluait un message attribué à Okamoto, a été signalé par le ministre de l’Intérieur et a rapidement entraîné des plaintes de la part de l’Organisation juive européenne (OJE) et de la Licra. L’élu est sous le coup d’une peine maximale de sept ans d’emprisonnement et une amende de 100 000 euros pour ce délit.

La répercussion de cet événement a provoqué des réactions véhémentes au sein de LFI. Jean-Luc Mélenchon a exprimé son indignation en qualifiant cette arrestation de preuve manifeste d’une perte d’immunité parlementaire en France, tandis que sa collègue Manon Aubry a dénoncé un « harcèlement judiciaire ». L’entourage de Rima Hassan a aussi signalé des « sérieuses irrégularités » dans le traitement de son cas.

Découverte de drogues et contestation des accusations

D’autres éléments troublants ont émergé lors de l’enquête. Selon le parquet de Paris, une substance synthétique pesant environ 1,8 gramme, testée positive à la cathinone, a été retrouvée dans les effets de Rima Hassan. Au cours de son interrogatoire, elle a affirmé avoir acheté du CBD légal à Bruxelles, tout en contestant d’autres accusations de détention de substances illicites. Hassan a dénoncé des informations « totally false » concernant les drogues en déclarant que seul le CBD était présent.

Contexte et implications futures

Rima Hassan, figure de proue du soutien à la Palestine, a souvent été en désaccord avec le gouvernement israélien, ayant déjà fait l’objet de plusieurs procédures judiciaries pour des déclarations jugées provocantes. Actuellement, elle est impliquée dans six autres procédures en cours, ce qui soulève la question de la liberté d’expression au sein du Parlement européen. Les épisodes précédents de son parcours montrent un climat tendu entre le militantisme politique et les lois françaises sur le terrorisme.

En somme, cette affaire souligne non seulement les tensions autour de la liberté d’expression en France, mais également les complexités juridiques entourant le rôle des parlementaires dans un climat politique déjà polarisé.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER