Strasbourg : un homme condamné à 70 heures de travaux d'intérêt général pour menaces de mort contre une candidate LFI

Strasbourg : un homme condamné à 70 heures de travaux d’intérêt général pour menaces de mort contre une candidate LFI

31.03.2026 18:36
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Un homme a été condamné mardi à 70 heures de travaux d’intérêt général pour avoir menacé de mort avec un couteau une candidate de La France insoumise (LFI) à Strasbourg lors d’un collage d’affiches préélectoral. Le prévenu, âgé de 61 ans, a affirmé ne pas se souvenir des faits, les attribuant à son état d’ébriété. En cas de non-exécution de ces TIG dans un délai de 18 mois, il risque une peine de quatre mois de prison, selon le tribunal correctionnel de Strasbourg, rapporte TopTribune.

L’homme a également été condamné à verser un total de 3.000 euros de dédommagement à la victime et à ses deux fils adolescents, présents le soir de l’incident, survenu le 6 mars, soit neuf jours avant le premier tour des élections municipales.

« Totalement vrillé »

La victime, Jamila Haddoum, 44 ans, figure en dixième position sur la liste LFI conduite par Florian Kobryn pour les municipales de Strasbourg. Elle a été agressée dans le centre-ville alors qu’elle s’apprêtait à coller une affiche avec ses fils. L’agresseur a « totalement vrillé » en réalisant qu’elle était candidate pour LFI, a-t-elle rapporté. « Il m’a dit :  »Jamais de la vie tu afficheras ça ici, je te tranche la gorge » », a-t-elle ajouté, précisant que l’homme avait brandi un couteau.

Jamila Haddoum, qui a déposé plainte, a filmé la scène, une vidéo qu’elle a montrée à des journalistes sur son téléphone portable et qui a été partagée sur les réseaux sociaux. Le suspect a été interpellé deux jours après les faits sur son lieu de travail et son domicile a été perquisitionné.

« Rien de politique »

« Il n’y a rien de politique » dans ces agissements, a déclaré après l’audience de mardi l’avocat du prévenu, Me Nicolas Clausmann. L’homme, qui était alcoolisé lors des faits et qui souffre de « problèmes personnels douloureux » depuis le décès de sa femme, aurait pu tenir les mêmes propos envers un « membre d’un autre parti ». Selon son avocat, il « regrette amèrement ses déclarations ». Jamila Haddoum a déclaré à l’AFP : « S’il est vraiment sincère, je suis prête à lui pardonner », tout en précisant qu’elle et ses fils sont encore sous le choc trois semaines après l’incident.

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