Le maire de Boisseuil, Philippe Janicot, a été réélu au premier tour des élections municipales malgré des accusations de viols. Sa réélection a eu lieu dimanche dans cette commune de 3.000 habitants, proche de Limoges, alors qu’il se présente au conseil municipal sous escorte des gendarmes en raison d’un contrôle judiciaire strict, rapporte TopTribune.
Pour cette première session du conseil, Janicot sera accompagné des forces de l’ordre, conformément aux exigences judiciaires. Quatre femmes l’accusent de viols, accusations qu’il conteste vigoureusement. Bien qu’il n’ait pas encore été jugé, il demeure présumé innocent, cependant, les faits reprochés ont conduit à sa détention provisoire durant dix jours en décembre. Libéré sous contrôle judiciaire, le maire a déménagé près de Bordeaux et gère désormais sa commune à distance par vidéo, ce qui compense son interdiction de paraître sur le territoire de Boisseuil, selon La Charente Libre.
L’opposition « ne comprend pas »
Dimanche, la participation électorale a été significative avec moins de 30 % d’abstention. La liste sans étiquette de Janicot a obtenu 885 voix, 55 de plus que celle d’Amandine Coiraud. Une élue de l’opposition a exprimé son incompréhension face à ce choix des électeurs. « On respecte le choix des gens, mais je vous avoue qu’on ne comprend pas », a-t-elle déclaré. La presse locale a tenté d’interroger le maire réélu et ses alliés, mais aucun d’eux n’a souhaité commenter la situation.