Polémique à Paris : Emmanuel Grégoire accuse Emmanuel Macron d'intervention dans les municipales

Polémique à Paris : Emmanuel Grégoire accuse Emmanuel Macron d’intervention dans les municipales

20.03.2026 13:36
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Emmanuel Grégoire, candidat socialiste aux municipales à Paris, a accusé Emmanuel Macron d’être intervenu pour obtenir le retrait de Sarah Knafo du parti Reconquête, une manœuvre supposée pour favoriser Rachida Dati, ce qu’a vivement contesté le président. « Emmanuel Macron est personnellement intervenu […] auprès d’intermédiaires qui ont historiquement soutenu Reconquête, » a déclaré Grégoire lors d’une intervention le 19 mars. Selon lui, cette démarche représente « une faute morale immense. » Ce débat fait actuellement rage dans le cadre de la campagne électorale parisienne à quelques jours du second tour, rapporte TopTribune.

Accusations d’Emmanuel Grégoire

Lors de son passage sur 8h30 franceinfo, Grégoire a examiné les répercussions du retrait de Sarah Knafo, qui a appelé ses électeurs à voter pour faire « battre la gauche ». Il a dirigé ses critiques vers le président de la République, affirmant qu’il avait agi pour faire en sorte que l’extrême droite se retire au profit de sa candidate. « Imaginez la responsabilité morale immense qu’a le président de la République, » a-t-il clamé.

Réaction d’Emmanuel Macron

L’Elysée a réagi rapidement, précisant qu’Emmanuel Macron n’avait pas négocié avec Sarah Knafo. Le président a qualifié les accusations de « mensonges indignes et calomnieux » et a reproché à Grégoire de « déshonorer un peu la personne qui les dit ». En effet, lors de son arrivée au Conseil européen à Bruxelles, Macron a dénié avoir impliqué dans la campagne, réaffirmant qu’il avait des priorités ailleurs, qualifiant les propos de Grégoire de non-sens.

Soutiens et critiques

Rachida Dati, ancienne ministre et concurrente de Grégoire, a immédiatement riposté, dénonçant les déclarations de son adversaire comme étant le signe d’une fébrilité face à un dénouement électoral incertain. « Quand vous perdez pied vous dites n’importe quoi, » a-t-elle commenté, demandant un peu de dignité dans la campagne. De son côté, Sarah Knafo a qualifié les dires de Grégoire de « complotisme » tout en déplorant le manque de respect de Macron envers ses propres alliés.

Grégoire maintient ses accusations

Malgré les accusations de mensonge, Grégoire a maintenu qu’il n’avait rien d’inventé. « Je n’essaie jamais de lancer des boules puantes, » a-t-il affirmé. En parallèle, Knafo a mentionné que Dati a été censurée dans ses efforts pour associer ses listes électorales, pointant la responsabilité d’Edouard Philippe dans cette situation. Ce conflit de pouvoir entre les différentes têtes de liste met en lumière la complexité des alliances dans la politique parisienne.

Alors que la campagne atteint son apogée, les derniers sondages laissent entrevoir une nette avance pour Emmanuel Grégoire, estimé à 48% des intentions de vote contre 41% pour Dati, selon les données fournies par Cluster pour Politico. Toutefois, d’autres études indiquent un résultat beaucoup plus serré, rendant difficile la prévision du résultat final.

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