Le Rassemblement National s’affirme en Bretagne malgré des défis à surmonter
Le Rassemblement National (RN) continue d’élargir son influence en Bretagne, où il a déjà obtenu des sièges dans plusieurs conseils municipaux. En 2024, le parti de Jordan Bardella a terminé en tête des élections européennes dans la région, avec 25,59 % des voix, une performance qualifiée de « séisme » par Gilles Pennelle, eurodéputé RN. Il avait également réussi à se qualifier pour le second tour des législatives dans 26 des 27 circonscriptions bretonnes, confirmant sa montée en puissance, rapporte TopTribune.
Pour les élections municipales de cette année, le RN a présenté douze listes en Bretagne, espérant renforcer son ancrage local. Bien que conquérir une ville reste un objectif ambitieux, le parti se réjouit déjà des résultats obtenus, notamment à Vannes et Guiscriff, où des candidats RN sont assurés de siéger au conseil municipal. Cette dynamique se confirme avec des résultats également encourageants dans d’autres villes importantes.
Dans presque toutes les villes où il était présent, le RN a réussi à atteindre le seuil de 10 % des suffrages, lui permettant de se qualifier pour le second tour. À Brest, par exemple, la candidature de Yves Pagès a enregistré 11 % des voix, tandis que le RN montre une progression significative à Saint-Brieuc, Quimper, Saint-Malo et Lorient, où il a doublé son score de 2020, atteignant 15,81 % des voix. A Lannion, le meilleur score du RN dans la région après Fougères a été réalisé avec 18,99 % des suffrages.
Rennes demeure un bastion de la gauche face au RN
Les résultats du RN sont jugés « excellents » par Gilles Pennelle, qui affirme que le Rassemblement National est devenu une « force incontournable en Bretagne ». Cependant, à Rennes, le RN a fait face à un revers, n’obtenant que 6,67 % des voix et restant toujours la ville la moins favorable au parti en France. Le candidat Julien Masson suivra les résultats à la télévision après cette nouvelle déconvenue.
La maire sortante de Rennes, Nathalie Appéré, se félicite de ce succès, soulignant que la ville reste ancrée à gauche. « A rebours des dynamiques nationales, Rennes prouve une nouvelle fois qu’elle est une ville de gauche. Nous résistons à la montée des idées conservatrices et réactionnaires », a-t-elle déclaré, renforçant ainsi l’image de la ville contre l’influence croissante du RN dans d’autres secteurs de la Bretagne.