La redécouverte de deux espèces de marsupiaux, considérées disparues depuis 6.000 ans en Papouasie

La redécouverte de deux espèces de marsupiaux, considérées disparues depuis 6.000 ans en Papouasie

16.03.2026 17:36
2 min de lecture

Deux espèces de marsupiaux, considérées disparues depuis plus de 6 000 ans, ont été étonnamment redécouvertes sur le plateau d’Ayamaru, en Papouasie occidentale (Papouasie-Nouvelle-Guinée), grâce à des observations récentes, rapportent TopTribune.

Les scientifiques, dont le professeur Tim Flannery de l’Institut de recherche du musée australien, ont annoncé la redécouverte de ces animaux dans deux études publiées ce mois-ci dans la revue Records of the Australian Museum. Flannery a déclaré : « La trouvaille de deux espèces, que l’on croyait éteintes depuis des milliers d’années, est remarquable ! »

Des spécimens oubliés

La première espèce, le Phalanger pygmée à longs doigts (Dactylonax kambuayai), avait été décrite en 1999 à partir de restes fossiles. Il semblait cependant peu probable qu’elle ait disparu, car deux spécimens ressemblants avaient été découverts dans d’anciens bocaux conservés à l’université de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Depuis 2023, des observations de terrain et des photographies ont confirmé que cette espèce vivait encore dans les forêts tropicales de la région. Ce marsupial se caractérise par un quatrième doigt exceptionnellement long, probablement utilisé pour déterrer des larves d’insectes xylophages, sa principale source de nourriture.

Une découverte photographique

La seconde espèce, le planeur à queue annelée (Tous ayamaruensis), n’avait également été décrite qu’à partir de fragments dentaires. Un ouvrier agricole a photographié un spécimen en 2015 sans réaliser son importance. Plus récemment, en 2023, un autre animal vivant a été photographié sur l’île de Misool, et en 2024, un individu chassé a également été capturé en image. Cette espèce se distingue par ses oreilles dépourvues de poils et sa queue préhensile, caractéristiques qui la rendent unique parmi les marsupiaux.

Les chercheurs ont souligné le rôle important des clans Tambrauw et Maybrat dans la préservation de ces espèces. Néanmoins, le planeur à queue annelée fait face à de graves menaces dues à l’exploitation forestière, et des initiatives de protection ont été mises en place pour tenter de sécuriser son habitat.

Cette redécouverte n’est pas seulement une victoire pour la biodiversité ; elle démontre également l’importance des efforts de conservation et de l’engagement des communautés locales dans la protection de leur patrimoine naturel. Les études futures chercheront à mieux comprendre les habitats de ces marsupiaux et à développer des stratégies efficaces pour leur conservation.

Des organisations internationales et des chercheurs ont commencé à collaborer pour mettre en œuvre des programmes de restauration et de sauvegarde qui pourraient aider à stabiliser les populations de ces espèces menacées. Par ailleurs, la sensibilisation des habitants sur l’importance de la biodiversité locale sera cruciale. Ce type d’action est essentiel pour créer un environnement durable où les espèces animales peuvent prospérer dans les écosystèmes forestiers.

La redécouverte de ces marsupiaux souligne l’importance de l’exploration scientifique continue en Papouasie, une région riche en biodiversité mais également confrontée à des pressions environnementales croissantes. Cela rappelle à la communauté internationale la nécessité d’un soutien accru pour la recherche et la conservation dans ces zones sensibles.

Dans un contexte où plusieurs espèces sont en danger d’extinction, remettre en lumière des espèces considérées comme disparues offre l’espoir de les sauver, tant pour les communautés locales que pour les efforts internationaux de protection de l’environnement.

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