Un soldat français tué en Irak : la milice pro-iranienne Ashab al-Kahf menace les intérêts français

Un soldat français tué en Irak : la milice pro-iranienne Ashab al-Kahf menace les intérêts français

13.03.2026 09:07
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Un soldat français a été tué dans le Kurdistan irakien, une attaque attribuée au groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf, qui a récemment déclaré son intention de s’en prendre à tous les intérêts français dans la région. Cette menace fait suite au déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle, perçu comme un signe d’engagement militaire accru de la France dans le cadre des opérations menées par les États-Unis, rapporte TopTribune.

Bien que le groupe n’ait pas officiellement revendiqué l’attaque, les déclarations de la milice, qui signifie « gens de la grotte » en arabe, mettent en lumière son hostilité envers la France. Leur position anti-américaine et leur critique du gouvernement irakien, jugé trop proche de Washington, font d’Ashab al-Kahf un acteur important du paysage sécuritaire irakien.

Didier François, éditorialiste, a rappelé que ce groupe avait déjà menacé la France avant cette attaque, déclarant que le pays deviendrait une cible après que l’Union européenne ait inscrit les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes fin janvier 2025.

Ashab al-Kahf : un groupe aux ramifications complexes

Pilotée par les Gardiens de la Révolution, la milice irakienne a pu cibler le 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces suite à la décision de déployer le porte-avions Charles-de-Gaulle dans la zone d’opération des États-Unis. Cette intervention, justifiée par la France comme un moyen de protection, est perçue par les milices comme une participation active à la guerre.

Ashab al-Kahf a récemment exhorté les forces de sécurité à se tenir à distance d’une base à Kirkouk (nord), où, selon eux, se trouvent des militaires français, sans pour autant revendiquer directement d’autres attaques. Établie entre 2017 et 2019, la milice a pris de l’ampleur à partir de 2020, suite à l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani par les États-Unis, marqué par des tensions croissantes dans la région.

Cette dynamique souligne l’instabilité continue en Irak et le risque croissant pour les forces internationales déployées dans le pays. Face à cette nouvelle tournure des événements, les autorités françaises devront réévaluer leur stratégie et leur approche dans une région de plus en plus volatile, tout en tenant compte des implications plus larges de la confrontation entre l’Iran et ses adversaires, dont les États-Unis sont un acteur clé.

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