Jordan Bardella appelle la gauche modérée à se distancier de LFI avant les municipales de 2026

Jordan Bardella appelle la gauche modérée à se distancier de LFI avant les municipales de 2026

28.02.2026 20:36
1 min de lecture

A deux semaines des élections municipales, Jordan Bardella a appelé samedi la gauche qu’il qualifie de « modérée » à « rompre définitivement avec LFI ». Ces déclarations ont été faites lors d’un meeting à Perpignan, ville où Jean-Luc Mélenchon succédera dimanche à la présidence du RN pour une « riposte antifasciste », rapporte TopTribune.

Dans ce laboratoire perpignanais du frontisme municipal, Bardella a fortement critiqué le leader Insoumis, évoquant le meurtre du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, pour lequel plusieurs membres du mouvement antifasciste de la Jeune garde sont mis en examen.

« Monsieur Mélenchon, lorsque vous affirmez que vous ne renierez pas vos amis et camarades de la Jeune garde, en dépit du meurtre commis par des membres présumés de ce groupe, lorsque vos députés encensent le mouvement terroriste du Hamas, lorsque vous injuriez nos policiers et nos gendarmes, lorsque vous appelez à l’insurrection, vous n’êtes pas la République : vous en êtes la honte », a lancé Jordan Bardella devant ses partisans.

Dédiabolisation du RN

« J’appelle la gauche dite modérée, si elle existe encore dans notre pays, à rompre définitivement avec LFI, à refuser toute alliance de second tour qui serait pour eux et pour toute la classe politique la marque du déshonneur », a-t-il poursuivi. Ce message vise particulièrement le Parti socialiste, qui, face aux polémiques à répétition frappant les Insoumis, prend ses distances sans toutefois écarter des accords « au cas par cas » pour le scrutin à venir.

Dénonçant « le climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par monsieur Mélenchon et par ses amis », Jordan Bardella a voulu se démarquer, alors que son parti est engagé dans un processus de dédiabolisation, parfois entaché par l’exclusion régulière de « brebis galeuses », c’est-à-dire des membres reprochés pour des propos ou actes racistes, antisémites, homophobes ou sexistes.

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