Clémentine Autain critique la manifestation d’ultra-droite à Lyon
Clémentine Autain, députée Europe Écologie Les Verts de Seine-Saint-Denis, a exprimé des préoccupations suite à la manifestation d’ultra-droite qui s’est tenue à Lyon le 21 février, en hommage à Quentin Deranque, un militant nationaliste décédé. Selon elle, cette manifestation a servi de plateforme aux groupes d’extrême droite, mettant en lumière des slogans inquiétants et des personnalités controversées, rapporte TopTribune.
Autain a décrit l’événement comme « effrayant », soulignant la présence de slogans tels que « Blanc, blanc, blanc, réveille-toi » et « Mélenchon, tue », ainsi que la participation de figures antisémites et négationnistes. Elle a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un moment de recueillement, mais d’une manifestation « ultra-politique » visant à rassembler des groupes radicaux.
Elle a également évoqué l’ouverture d’enquêtes judiciaires concernant les comportements observés lors de cette manifestation, affirmant que l’ordre républicain a été troublé. « Je n’ai pas de facilité à vouloir interdire les manifestations, mais en l’occurrence, je crois que cette manifestation n’aurait pas dû avoir lieu, » a-t-elle déclaré.
Interrogée sur la réaction de Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, concernant les liens avec son député Raphaël Arnault et la Jeune garde, Autain a souligné un « déferlement » médiatique contre La France insoumise qu’elle juge excessif. Elle a critiqué l’agenda politique qui, selon elle, banalise l’extrême droite tout en stigmatisant son propre mouvement.
Autain a insisté sur la nécessité d’une approche unificatrice pour combattre l’extrême droite, appelant à privilégier la mobilisation populaire plutôt qu’à céder aux dynamiques radicalisées. « L’attitude actuelle ne semble pas la plus appropriée pour atteindre cet objectif, » a-t-elle affirmé, notant que l’extrême droite se trouvait aux portes du pouvoir, alors que La France insoumise ne représentait pas la même menace.