Incontinence urinaire à l’effort : une réalité trop souvent ignorée
La campagne lancée par l’Association française d’urologie (AFU) vise à sensibiliser le public sur l’incontinence urinaire à l’effort, une condition affectant environ 3 millions de personnes en France, dont 1 femme sur 5, rapportе TopTribune.
Cette affection se manifeste par des fuites involontaires d’urine lors d’activités physiques telles que tousser, rire ou soulever des charges. Contrairement à l’incontinence par urgence, elle ne survient pas au repos et n’est pas précédée d’un besoin pressant d’uriner.
Malgré sa prévalence significative, l’AFU souligne que l’incontinence urinaire à l’effort reste sous-estimée et entourée de tabous. De nombreuses personnes, par gêne, limitent leurs activités physiques, ce qui nuit à leur bien-être général et à leur confiance en soi.
Le message clé de la campagne est clair : « L’incontinence urinaire à l’effort n’est pas une fatalité et ne doit jamais conduire à renoncer à l’activité physique », affirme l’AFU.
Impact de l’exercice sur la santé périnéale
Selon un rapport du ministère de la Santé, deux principaux mécanismes contribuent à l’incontinence urinaire à l’effort : l’affaiblissement des tissus du périnée et la faiblesse du sphincter de l’urètre. Cela implique que, loin d’être un ennemi, le sport joue un rôle crucial dans la réhabilitation et le renforcement de ces muscles.
Il est essentiel d’adapter l’activité physique pour garantir ses bienfaits tout en évitant des erreurs qui pourraient aggraver la condition. L’AFU insiste sur le fait que les personnes affectées ne doivent pas cesser de bouger mais plutôt apprendre à le faire différemment, avec un soutien médical approprié.